STONE
ES
le toit qui 1 celle du alheureuouterraine nsanglanta ghtingmen tre? Nous cu l'épée!
nemis ont ée, et les les dollars ax pour le
plus vite.
mblée des e capitale fait établi bureau de ey, modiation avec du proinq pieds t piquetés de Granéfinitivel! attirés médecins ette eau > analyse,
ne quanmoraliste de ce sel ngue les
Cascadois. Pas un seul assassinat n'a encore été commis dans leur ville!
L'église et l'école, la première en projet, la seconde déjà construite, sont un peu en arrière, sur l'avenue de M... Je me rappelle y avoir ‘tiré un coyote au mois de juin dernier. On compte établir là les ateliers nécessaires pour la construction du grand pont sur la Cheyenne que le chemin de fer fera bientôt.
Je veux aussi rectifier une erreur qui s'est glissée dans les pages que l'on vient de lire. Il s'agit des Sioux. Mais c'est toute une histoire qui a besoin d’être expliquée.
Il faut savoir que les Indiens ont en France un ennemi, qui est M. l'ingénieur Simonin, un vieux compagnon de voyage à moi, et un ami, M. le comte de Semallé, dont j'ai l'honneur d'être le cousin; maintenant, pourquoi Simonin, que j'ai cependant toujours connu doux et bienveillant, en veut-il tant aux Indiens, et pourquoi M. de Semallé les défend-il avec tant d’ardeur? Voilà ce que je ne puis vous dire, ne le sachant pas moi-même. Toujours est-il que Simonin ne sera heureux que quand il aura reçu le scalp du dernier Peau-Rouge, tandis que M. de Semallé rêve au contraire une sorte de république fédérale composée des différentes tribus. Entre deux opinions aussi tranchées, il n'y a pas de transaction possible; aussi les salies de la Société de géographie sont, chaque année, le théâtre des discussions acharnées des deux adversaires. Simonin enregistre les trop nombreux méfaits que les journaux attribuent aux Indiens, à tort ou à raison, et puis, groupant les chiffres avec un art infernal, il se console en prouvant qu'ils disparaissent rapidement, détruits aussi bien par leurs propres
vices que par les winchesters des cow-boys de l'Ouest.
Mais c'est alors que M. de Semallé se précipite à la tribune. Il produit de nouveaux chiffres, desquels il résulte que les Indiens, bien loin de diminuer, croissent chaque année en nombre et en sagesse, et s'achemineraienf vers une ère de prospérité sans bornes, si seulement les Américains voulaient y mettre un peu du leur. Dans son ardeur généreuse, il ne se contente pas de suivre Simonin sur le sentier de la guerre, il surveille encore d’un œil jaloux tout ce qui s'imprime qui puisse, de près ou de loin, toucher ces questions.
Or, j'ai dit quelque part que les Sioux portaient autrefois un anneau dans le nez et qu'ils se rasaient la tète, ne conservant qu'une mèche à scalp (scalp-lock). Il parait qu’en émettant cette affirmation, je leur ai fait un tort que je m'empresse de réparer. Ces coutumes barbares leur ont toujours été étrangères. Ils ont scalpé ct scalpent encore leurs ennemis, lorsque l’occasion se présente; mais quand il s’agit de l'opération inverse, c'est-à-dire, quand c'est à leur tour d'être scalpés, ils laissent à l'opérateur le soin de tracer luimême sur leur crâne, avec la pointe de son couteau, les contours du trophée auquel la fortune des combats lui donne le droit de prétendre, sans avoir l'indiscrétion de lui imposer une forme déterminée qui pourrait peut-être ne pas lui convenir. Il y a là une délicatesse qu'apprécieront toutes les personnes qui se piquent de belles manières.
M. de Semallé, en me reprochant cette inexactitude, convient cependant que l'usage de la mèche à sculper a existé, mais seulement chez cinq tribus dont il me donne les noms et qui n’ont rien de commun avec les Sioux.
ES
de l'Ouest.
écipite à la desquels il luer, crois- , ets'achebornes, si un peu du ntente pas re, il surprime qui ions.
portaient rasaient la Ip-lock). 11 eur ai fait coutumes . [ls ont que l’ocl'opération ur d'être racer luicouteau, combats indiscrépourrait licates se quent de
nexactimèche à us dont ommun
Outre un certain nombre de brochures publiées dans l'intérêt de ses chers protégés, M. de Semallé m'envoie l'Annual Report ofthe Commissioner of Indian Affairs dont je me permets de détacher quelques | passages qui intéresseront peut-être les lecteurs, parce qu'ils sont relatifs aux Sioux établis dans la réserve que nous avons traversée l'année dernière.
M. James Mac Laughlin, agent indien pour le Da- | kota, donne des nouvelles de « Sitting-Bull », le héros de la guerre de 76. Ce vénérable guerrier se porte bien. Il semble décidément prendre goût à l'agriculture. Son professeur l'agent, qui l'a vu piochant des pommes de terre, entouré de toute sa famille, est trèscontent de lui. Ceux des Sioux, ses anciens sujets, qui se sont établis dans les environs, lui donnent aussi bien de la satisfaction. Ce sont des Uncapapas, des Pieds- Noirs et des Yanktonais, car la nation siouse est une confédération de onze ou douze petites tribus ayant toutes les noms les plus extravagants, qui leur ont été donnés, pour la plupart, par les anciens trappeurs français ‘.
Cependant le bonheur de M. Mac Laughlin n'est pas sans mélange; à quelque distance, il y a des « Gros- Ventres » qui sont désolants! Et puis, encore plus loin, des Tètons qui ne lui laissent pas un instant de tranquillité ! Les plus forts opprimaient les autres, qui se sont sauvés après avoir été battus; il a fallu courir après eux! Enfin, ce pauvre monsieur pourrait pren-
‘1 Qu'on en juge! Voici la liste officielle des douze principales tribus de la Confédération (il y en a quelques petites) : Pieds- Noirs, Sans-Arcs, Minneconjous, Deus-Chaudrons, Yanktonais d'en Haut, Yanktonais d’en Bas, Ogalalas, Brülés, Uncapapas, Sauteux, Gros-Ventres, Wahzahzahs !
dre pour devise celle qui ornait l'écusson de la respectable mademoiselle Feuardent, corsetière à Cherbourg :
Contient les forts! Soutient les faibles !!
Ramène les égarés! !!
Quelques-uns de ces rapports sont pleins d'intérêt. Il y a notamment un certain M. Llewellyn qui est assurément un philosophe doublé d'un observateur. Il a été nommé agent auprès des Apaches Mescaléros et décrit les lois et usages des Indiens confiés à ses bons soins. Il veut les amener tout doucement à la civilisation et, pour cela, supprimer les coutumes qui lui paraissent être incompatibles avec elle. Ainsi, ils ont la déplorable habitude de brüler les vieilles femmes soupconnées de sorcellerie. L'une a subi ce supplice peu de temps après son arrivée : on voudrait bien en faire autant à une autre. Mais, depuis le mois de mai, il a exercé une surveillance si grande, que la chose n'a pas encore pu se faire.
D'ailleurs, il a déjà obtenu des résultats. Les Mescaléros, comme tous les autres Indiens, du reste, coupaient toujours, avant de s'en servir, les fonds de toutes les culottes qu'il leur distribuait de la part du gouvernement. Grâce à ses instances répétées, ils ne le font plus!
Dans l'ordre moral, les progrès sont également sensibles. Les formules du beau langage ne leur sont plus étrangères. Autrefois, quand un Indien parlait de la femme d'un de ses compatriotes, il l'appelait « la squaw d'un tel »! Maintenant ils disent « madame la capitaine Sam » ! — Quand tout le monde sera colonel,
ES
son de la rsetière à
les ! !
d'intérêt.
i est assuteur. Il a ros et déses bons a civilisas qui lui i, ils ont s femmes supplice t bien en s de mai, la chose
es Mes.
ste, coude toutes gouver- > le font
ent senont plus it de la ait « Ja lame la colonel,
évidemment ils n'auront plus rien à apprendre des « Visages pâles ».
Mais, en homme sage, M. Llewellyn estime qu'il faut conserver celles de ces coutumes qui ont une influence salutaire sur l'état social. Ici, je traduis littéralement, de peur qu'on ne m'’accuse d'inventer :
« C'est une loi absolue chez eux (les Apaches) que jamais, après un mariage, la belle-mère et le gendre ne doivent se visiter mutuellement, ni même se voir, si la chose est possible. Cette loi constitue-t-elle un pas en avant dans la voie de la civilisation? C’est là un point sur lequel mon esprit conserve encore des doutes.
« [fais a fixed law with them that the mother in law and son in law never visit each other and never see each other, if it can possibly be avoided. I am not prepared to say whether this is a step in the direction of civilization or not!»
Un peu plus loin, j'ai vu avec un vif intérêt le rapport du directeur d’une école fondée à Hampton dans le but de donner une éducation complète à un certain nombre d'Indiens des deux sexes, qu’on renvoie ensuite dans leurs tribus respectives. Les professeurs, qui sont des demoiselles, se louent beaucoup de leurs élèves, auxquels on apprendune foule de choses, notamment, en ce qui concerne les filles, l’art de la couture, du repassage et la cuisine. Là, je fais mes réserves! Si, comme je le crains, le professeur estune Américaine, son œuvre ne peut être que néfaste. Je ne connais de la cuisine indienne que ce qu'en décrit Fenimore Cooper; mais les bosses de bison à l’étouffée dont il nourrit ses héros, OLil-de-Faucon et le Major, me faisaient venir l'eau à la bouche quand j'étais en-
qi