‹ Dans les serres de l'aigleChapitre 20 sur 42 · DISCOURS DE M. RALPH SMITH · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. RALPH SMITH

...« Je crois qu’il est d’une très grande importance que ce Congrès adopte quelque moyen d’augmenter son utilité. Il devrait exister une Fédération Canadienne, car, quoique je crois que l’unionisme doive être international dans ses. moyens pour combattre les ennemis communs, son utilité ne peut être assurée que par la force des unions nationales. Une Fédération des unions américaines représentée par une Union Nationale et fédération des unions canadiennes représentée par une Union Nationale, travaillant ensemble dans ces cas spéciaux serait d’un plus grand avantage que d’avoir des unions locales en Canada affiliées aux unions nationales de l’Amérique. Je crois que l’on obtiendrait un plus grand succès pour le règlement des différends dans chaque pays, si les chefs de chaque pays étaient les représentants de leurs nationaux. Je ne blâme aucun chef américain qui s’est occupé des différends ouvriers en Canada, mais je suis certain de ceci, c’est qu’il y a tellement de différence dans la condition de chacun que la présentation des affaires canadiennes par des chefs canadiens et vice versa pour des chefs américains, obtiendrait un plus grand succès sans empêcher aucunement une fédération des deux corps nationaux ».1

M. Smith, à la fin de son discours recommandait que l’on fasse « la révision de la constitution et des pouvoirs du Congrès ».

Le comité, sur le discours du président, recommande, lui, que le projet d’une « Fédération Canadienne » soit remis à un comité spécial pour étude ! Mais la convention de Brantford se clôt sans avoir formé ce comité.

1 G. du T. vol. Il, p. 224.

L'avenir du Travail Syndiqué canadien sacrifié au Trade-Unionisme américain

L'année 1902 fut une année néfaste dans l'histoire du Congrès des Métiers et du Travail du Canada. Elle restera à jamais une époque qui lui méritera la réprobation de tout ouvrier canadien bien pensant. A la convention de Berlin, Ont., le Congrès pose un acte de véritable trahison et de vil anti-patriotisme. Le futur sort des ouvriers organisés du Canada est voué au servage absolu devant l'internationalisme égoïste des trade-unionistes américains.

La coutume d'échanger des délégués depuis quatre ans accentue une vieille et sourde propagande ayant pour but de confondre la physionomie du Congrès canadien avec celle de la Fédération Américaine par l'élimination des Chevaliers du Travail et des unions indépendantes. Le progrès des unions internationales favorisa cette propagande au point qu'en 1902, cette fusion devint un sujet de réjouissance et que son évocation même soulevait l'enthousiasme.

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