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PREMIERE INFLUENCE

Evidemment, c’est l’année 1886 qui marque le moment précis où la Fédération Américaine du Travail commence, non pas officiellement comme douze ans plus tard, mais indirectement, à exercer son influence sur le mouvement ouvrier du Canada. Cette influence se traduit par la disparition graduelle des Chevaliers du Travail, qui ne peuvent tenir devant la supériorité du système d’organisation que celle-là leur oppose, et par l’impulsion considérable qu’elle donne aux vieilles « internationales » déjà établies au pays, comme aux nouvelles à y venir qui n’attendaient que l’heure propice pour satisfaire leur désir.

ACTIVITES DE LA F. A. du T.

La Fédération Américaine venait donc de prendre un nouvel essor. Guidée par le cerveau supérieur de M. Samuel Gompers, qui en devint alors le premier président permanent et salarié, elle ne se contente plus de s’affilier des unions, elle se met à en créer de nouvelles.

1 Encyclopedia, History and Reference Book of A. F. of L. p. 265.

2 G. du T. vol. II, p. 560.

Son activité, dès lors, s'emploie à former soit des unions de métiers, soit des unions fédérales ; elle fédère en « union nationale » les unions d'un même métier qui sont isolées ; elle subdivise ses unions fédérales en unions de métiers qu'elle fédère ensuite en union nationale.

A cette époque, et pour environ une décade, la Fédération Américaine ne se préoccupe presqu'exclusivement que de l'organisation des ouvriers des Etats-Unis. Aussi consacre-t-elle tous ses efforts à la formation d'unions nationales par le moyen que nous avons vu. De fait, susciter et former des « unions nationales » est l'expression couramment employée dans les délibérations des conventions de cette époque.

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