UN SAN(^I.OT DANS L\ NLIT
sangrlol, faible d'abord et qu'on aurait pu croire le gémissement d'un oiseau dévoré par quelque rapace nocturne, s'amplifia bientôt, précisant la souffrance humaine à son paroxysme.
Et ce n'était pas la souffrance du corps, oh ! non, mais bien celle de l'âme, la désolation excessive d'une mère quia vuég-org-er ses fils et que rien ne consolera. Je ne saurais dire l'ang-oisse qui naissait de cette plainte exhalée dans l'obscurité et se propageant par toute l'étendue de cette contrée invisible.
Ce n'était pas une plainte articu]ée,mais, ainsi que je l'ai dit, un sanglot énorme, convulsif, renaissant de lui-même à Tins-
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tant OÙ il expiraitjune panique d'éploration qui semblait avoir comme un caractère d'universalité, rappelant peut-être ce qui est raconté parles anciens du deuil des femmes barbares passant la nuit à pleurer leurs morts. Cependant cette assimilation classique, dont ma conscience ne voulut pas, était démentie par je ne sais quoi d'auguste, de chrétien, qui surnaturalisait le tourment, et me crevait le cœur de compassion...
Le train se remit en marche et je n'entendis plus la terrible lamentation. J'avais des compagnons de voyage qui dormaient profondément et je me souviens qu'il me fallut quelque temps pour découvrir que ce i sang-lot avait été pour moi seul.