‹ Dans un coucou comedie vaudeville en un acteChapitre 17 sur 36 · CORBILLON, ANTINOUS, MARIE · texte numérisé non relu

CORBILLON, ANTINOUS, MARIE

ANTINOUS, un bouquet à la main.

Belle dame... (A part, apercevant corbillon.) Le mari!

conniLLON, surpris, à part.

Eh ben! en voilà une manière... (Haut, à Antinous.) Donnezvous donc la peine d’entrer.

ANTINOUS, balbutiant.

Mais... c’est fait...

cokbillon, à part.

Jouons serré.

Antinous, saluant.

Monsieur Corbillon...

CORBILLON, avec une effusion exagérée.

Monsieur Antinous, vous devenez d’un rare... vous nous négligez... (Lui arrachant violemment le bouquet et passant près de Marie.) * De plus en plus galant’.... ce bouquet est divin, monsieur Autinoüs... il y a en vous du talon rouge, (il met le bouquet sur le bureau.)

ANTINOUS, embarrassé.

Rouge... c’est peut-être beaucoup dire!

corbillon, a Marie.

Eh bien, as-tu fini... mon bijou ?

MARIE

Non, je crois que ce compte est dans ma chambre. (Elle sc lève .)

CORBILLON

Va le chercher... (Avec intention en regardant Antinoiis.) mon trésor! (Marie se dirige vers la gauche.)

ANTINOUS, bas à Marie, lui glissant un billet."

Allez-y et lisez ceci.

CORBILLON, conduisant Marie jusqu’à la chambre de gauche, où elle entre.

Va, ma chatte blanche... (a part, poussant le verrou."*) De là elle entendra ce que je voudrai qu’ello entende... (Très-haut.) Ce cher monsieur Antinous, on va lui donner son petit compte, (il va mettre le verrou à la porte du fond et à celle de droite.)

ANTINOUS, à part, inquiet. ""

Qu’est-ce qu'il lait?... qu’est-ce qu’il fait ?...

CORBILLON, revenant près d’Antinoüs.

Souffrez qne je vous débarrasse de votre canne et de votre chapeau.

* Antinoiis, Corbilllon, Mario.

** Antinoiis, Marie, Corbillon.

*** Corbillon, Antinoiis.

•*** Antinoiis, Corbillon.

ANTINOUS, de plus en plus inquiet.

Merci, ça no me gêne pas.

corbillon, à mi-voix, et lui prenant brusquement sa canne, qu’il pose sur le bureau.

JJ m , e Sûne, moi, ça me gêne... (Très-haut; regardant la porte de la chambre a coucher.) Voulez-vous prendre quelque chose ? (U remonte comme pour aller au buffet.) 4

. Antinous, avec crainte.

Merci.

CORBILLON, toujours très-haut.*

Un verre de cidre... nouveau?... Mais pourquoi me reirarrW vous a, ns, ï vous roulez des yeux... et voilà qM vo"s m6

marchez sur le pied... (U lui marche sur le pied.)

ANTINOUS

Aie I aie I (Corbillon crie plus fort.)

CORBILLON, le prenant par la cravate, bas.

fichu ïohsson? 11 H,Uiîf le 8ue , UXÎ - (Tr6s - ,iaut -) Comment, sent P *'• drolel - g«eux!... vous m’injuriez à pré-

marie, frappant à la porte de gauche, en dehors.

Ouvrez ’

corbillon, très-haut.

Je ne peux pas... il a fermé la porte, le scélérat !

marie, en dehors, frappant.

Ouvrez, au nom du ciel ! ‘

corbillon, criant.

Ce misérable Antinous me tient à la gorge avec une main «le fer (il tient toujours Antinoüs par sa cravate et le secoue.)

ANTINOUS, poussant des cris inarticulés.)

Ha ! hen 1 hen ! '

corbillon, très-haut.

Vous m étranglez... lâchez-moi. (Bas.) Plat-Died! nier! nla« Très-haut.) Qu’est-ce que vous cherchezTvSîe canS . ? % fait tourner Antinoüs et le traîne par sa cravate jusqu’au bureau où

■■S? d ,:anne * ~ Iias,) A V i, u fais la cour a ma femme, toi... (Il le frappe a coup de canne.)* Tiens ! '

BAPTISTINE, frappant à la porte du fond.

8 aîi) ' " 0t ' maUre '' ( " aric «l»ur. à la pana da

corbillon, frappant toujours Antinous, et criant.

Au secours!... au secours!..

(Antinoüs se débat; Corbillon frappe, et les deux femmes crient en

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Corbillon, Antinoüs.

Antinoüs, Corbillon.

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