SCÈNE II
MARIE, seule.
J’ai dit hier à Antinous que, si mon mari s’absentait, je le préviendrais par un signal l Tout sera dit entre nous, dès qu’il m’aura rendu les lettres que je lui ai écrites, lorsquo j’étais encore à mon pensionnat, avant d’épouser monsieur Corbillon , le plus riche meunier des environs d’Yvetot. Certainement, je n’ai rien à craindre de monsieur Autinoüs; je le crois incapable d’abuser... mais il estsi bouillant... si passionnné; ce n’est pas un homme, mais un baril de poudre... fulminante!... C’est égal! comme ce que je vais faire serait mal, si ce n’était pas si bien !
Air Le s bonnes langues du quartier. (Ange au sixième étage. )
Il est certain que mon époux Déjà défiant et jaloux ,
Me voyant donner ce signal,
Dirait dans un courroux légal :
C’est très mal !
’ Marie, liaplisline.
** Uoplistine, Marie.
Cela ne se souffre pas...
C’est très-mal !
Mais moi je dirai tout bas :
C’est très-bien !
Car cet ingénieux moyen Deviendra le gardien Do son honneur et du mien 1 C’est très-bien !