‹ Dante et Béatrix drame en cinq actes et en versChapitre 40 sur 68 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

DANTE, souriant.

Toujours exagéré?

GUIDO

Toujours candide, toi?

Tiens! tu n’es pas plus fait pour gouverner... que moi! Tu crois que, comme toi, tout le monde est honnête,

A te livrer à tous ton âme est toujours prête.

L'homme d’état, vois-tu, de ce titre jaloux,

Rampe avec les serpents et hurle avec les loups.

Il s’avance dans l’ombre ou se glisse sous Therbe...

Toi tu n’es qu'un lion conGant et superbe !

— Je ne t’en blâme pas, c’est un défaut que j’ai.

Mais le gouvernement m’en aurait corrigé !

— Et ce défaut, surtout aujourd’hui t’est funeste; D’abord, ce Torello... pour moi, je le déteste !

DANTE

Torello... — Mais enfin ?...

GVIDO.

Tu le crois ton ami?

Sans doute.

GIJIDO.

Eh bien, mon cher, n’y compte qu’à demi Ou pas du tout!

DANTE

As-tu quelques raisons?

GITDO.

Aucune.

Figure basse, œil faux, voix mielleuse, — rancune, Lâcheté, trahison.

DANTE

Je dois en convenir,

Mais son intérêt mônoe est de me soutenir.

De la milice il est un des chefs, et les autres Savent aussi que leurs intérêts sont les nôtres.

— Et tiens, tu vas juger, ô mortel soupçonneux.

De leurs vrais sentiments... Les voici.

GUiDO, àjxirt.

Crois en eux!

Mais j’ai d’autres amis, Dante, pour te défendre. [Entrent Torello et plusieurs chefs de la milice bourgeoise.)

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