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Danton

Il ne s'agit point dans ce livre d'incriminer ou de défendre les principes politiques de Danton ; nous avons voulu seulement, comme l'indique notre titre, épargner aux historiens de longues recherches. Les plus renommés ont commis de graves erreurs; peutêtre était-ce faute de documents suffisants. En conséquence, nous avons cru bien faire de collectionner en un volume non seulement les discours du Tribun à la Convention ou ailleurs (le Moniteur qu'on réimprime de nos jours par milliers d'exemplaires, eût peut-être suffi à cet égard pour satisfaire la curiosité), mais encore il nous a paru très important de recueillir ce que ses contemporains ont dit de lui. Quand nous disons ses contemporains, il faut que l'on sache que nous ne nous sommes pas contenté de citer les opinions des dantonnistes, mais aussi celles des partis les plus

opposés. C'est l'impartialité de ce travail qui le recommande au public.

Si quelquefois il nous est arrivé de prendre la parole, de plaider en cassation, c'est quand nous avons eu à combattre des accusateurs que confondait le simple sens commun , c'est quand nous avions en mains les pièces probantes.

C'est ainsi que nous avons démontré que le président des Cordeliers n'avait pu être à la solde du duc d'Orléans ou de la cour comme l'en a accusé, longtemps après la Révolution, Lafayette dans ses mémoires.

C'est ainsi que nous avons relevé une grave substitution de nom, faite par M. Léonard Gallois dans sa réimpression du Moniteur, substitution qui a trompé les historiens même les plus démocrates.

Nous avons prouvé encore que Danton n'avait trempé en rien dans les massacres de septembre, que, bien au contraire, il avait fait tout ce qui était dans la puissance d'un homme pour les prévenir, et qu'immédiatement après les exécutions, il osa le premier s'opposer aux envahissements de la commune sur l'autorité de l'Assemblée nationale/

Nous avons fait voir que les mesures révolutionnaires qu'il proposa dans la suite, n'avaient pour but que d'empêcher le retour de cette terrible catastrophe, et qu'elles l'empêchèrent en effet.|

Enfin, il n'y aura plus désormais de doute possible sur la conduite du conventionnel dans ses missions en

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