ACTE IV, SCÈNE V
ROXANE
Qu'nrdonnez-voiis , seigneur ! ô ciel ! me séparer De mon prre ! ah! plalôt qu'on me fasse expirer, J'en accepte l'arrêt, je brûle d'y souscrire, Mais An moins laissez-moi le seul bien où j'aspire. Vous voyez mes tourmcns , mon affreux désesjioir, Seigneur exaucez-moi , laissez-vous émouvoir.
Vous n'avez point horreur de ce monstre sauvage, Qui déjà vous prépare un indigue esclavage ! Quoi vous ne craignez point...
ROXANE
Oui seigneur, je le crains.
Mais
STATIRA
Roxane ! partons , tandis que les chemins Sont encore assurés. En quittant votre père , Songez, ma fille, encor qu'il vous reste une mère.
ROXANE
Hélas !
O mes enfans !
EXATHRÈS. Mon père !
Que ces pleurs.
Si remplis d'amertume , ont pourtant de douceurs !
STATIRA
O jour affreux!
Adieu, mes enfans et ma fcmme^ Jamais tant de toui-mens n'accablèrent mon ame. Pars, Pharzès ! liàte-toi ; je tremble, je frémis : J'ai besoin , malheureux ! de ne plus voir mon fils.