IJ ESS U S
Va , jamais leur justice D'un mortel sans appui n'empêcha le supplice.
Finis donc ton ouvrage , il est digne de toi ; Viens, détrône ton Prince et massacre ton Roi. Peut-être que le ciel, ennemi des perfides, Punira, sans tarder, de cruels parricides. Commencez, frappez moi, terminez mes destins. Et baignez dans mon sang et vos cœurs et vos mains. Je vous livre sans peine une triste victime , Je ne plains que mon peuple et je pleure son crime.
BESSUS.
C'en est fait, je triomphe, et mon sort désormais....
DARIUS, {dans la coulisse ) .
Barbares !
BESSUS.
Achevez.
O comJjle des forfaits !
Je succombe... Grands Dieux!
8o DARIUS,
BARZANÈS revenant avec ses gardes.
Cher Bessus 1 il expire , C'est à toi maintenant qu'appartient cet empire. Alexandre s'approche ; et , malgré sa hauteur , La mort d'un ennemi te vaudra sa faveur. Je crains peu les Persans ; leur facile inconstance, Au milieu des dangers, oubliera la vengeance. L'important est pour nous la garde du palais , Et je vais y veiller.