‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 7 sur 140 · I. Mémoires et corr. de M'»»e d'Épinay, III, p · texte numérisé non relu

I. Mémoires et corr. de M'»»e d'Épinay, III, p

de sa triste situation, se plaignant que son infirmité le rendît incapable de subvenir aux besoins de toute sa famille et de ses nombreux enfants. A ce récit, Hume, dénué de ressources et ne pouvant lui fournir une assistance immédiate, courut à son pupitre, y prit le contrat qu'il avait reçu le matin et roffrit à son misérable ami, de qui, bientôt après, il fit mettre le nom a la place du sien ^ . »

Smolett, dans la gratitude que lui inspire les bons procédés de Hume à son égard, Tappelle « l'un des hommes le meilleur et indubitablement le meilleur écrivain de l'époque. » Une qualité plus rare encore chez un homme de lettres fut son absence complète de toute jalousie littéraire. Il était capable de la plus sincère admiration pour les œuvres de ses amis et s'employait sans cesse à la faire partager de tous.

Hume professait le plus vif amour de la culture intellectuelle, que représentait pour lui le parti royaliste, en même temps qu'il ne cherchait point à dissimuler son aversion pour la bigoterie superstitieuse, que les puritains, pensait-il, avaient largement développée parmi le peuple écossais. Pourtant, personne ne fut moins enclin au prosélytisme actif que Hume. Il demeura sans cesse en termes amicaux avec presque tous les écrivains éminents d'Edimburgh aussi bien qu'avec le clergé. Il avait un large cercle

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