‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 129 sur 291 · CHAPITRE 111. 18o · texte numérisé non relu

CHAPITRE 111. 18o

9. « Galaad et Manassé sont à moi; Ephraïm est le casque qui protège ma tête ; Juda est le sceptre de ma puissance.

10. « Moab est le vase où je laverai mes pieds; Edom le lieu où je déposerai ma chaussure; et toi, Philistin, salue en moi ton vainqueur ! »

11. Qui m'ouvrira les villes fortifiées; qui me conduira jusque dans Edom?

12. N'est-ce pas vous. Seigneur, vous qui nous avez rejetés : vous qui n'avez pas marché à la tête de nos armées?

13. Donnez-nous votre secours, dans notre détresse; le secours de l'homme est trompeur ;

14. Avec Dieu nous triompherons; c'est lui qui foulera aux pieds nos ennemis.

Psaume XXXVII.

Domine, ne in furore tuo... quoniam.

Les deux psaumes xxxvii*' et xxxvni^, que nous unissons à cause de la similitude des sentiments qu'ils expriment, ont été, d'après de nombreux commentateurs, composés par David plus ou moins longtemps après sa faute avec Bethsabée, lorsque, devenu \ieux, infirme, malade, morose, il voyait s'ajouter à tant de maux la révolte de ses enfants Absalom et Adonias. C'est au moment où la vieillesse est arrivée, où les pensées ambitieuses se sont évanouies, où la vie s'obscurcit comme le jour au crépuscule, que le souvenir amer des fautes commises rend les remords plus cuisants. Il semble que David, sous le poids de la vieillesse, de la maladie, du chagrin et du remords, a composé ces deux psaumes, dont le premier figure parmi les psaumes pénitentiaux.

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