‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 131 sur 291 · Je confesse mon iniquité et je souffre de mon péché · texte numérisé non relu

Je confesse mon iniquité et je souffre de mon péché

20. Cependant mes ennemis vivent et se fortifient; ils se multiplient, ceux qui me haïssent injustement.

21. Ils me rendent le mal pour le bien; ils me haïssent parce que je cherche la justice.

22. Ne m'abandonnez pas, Jéhovah; mon Dieu, ne vous éloignez pas de moi I

23. Hâtez-vous de venir à mon secours, Seigneur, vous qui êtes mon salut !

Psaume XXXVIlï.

Dixi : Cuslodiam vias meas, ut non delinquam .

1 . (Au maître de chœur, à Idithun, ou pour les Idithunites. Psaume de David.)

2. Je m'étais dit : « Je veillerai sur mes voies, pour ne point pécher par la parole; je mettrai un frein à ma langue, tant que je serai en présence des méchants. »

3. Et je me suis tu; et je n'ai pas rompu le silence; mais ma douleur s'est irritée ;

4. Mon cœur s'est embrasé dans ma poitrine, et mes soupirs se sont fait jour comme la flamme. Alors j'ai parlé et j'ai dit :

5. « Seigneur, faites-moi me souvenir de ma lin et de la mesure si bornée de mes jours; rappelez-moi combien je suis périssable.

6. « Le travers de la main, voilà la mesure des jours que vous me donnez ; et la durée de ma vie est comme rien devant vous. Oui, l'homme et sa puissance ne sont que vanité.

7. « L'homme passe comme une ombre ; c'est en vain qu'il se tourmente ; il amas!- c et il ne sait qui recueillera. »

188 DAVID PSALMISTt:.

8. Et maintenant que dois-je espérer, Seigneur? Mou espérance, c'est en vous qu'elle repose.

9. Délivrez-moi de mes iniquités; ne me placez pas en butte aux insultes de l'impie.

10. Mais je me tais; je n'ouvre plus la bouche; c'est vous qui avez tout fait.

11. Détournez vos coups loin de moi : les atteintes do votre main me font défaillir.

12. Quand vous faites peser sur l'homme le châtiment de ses fautes, vous le faites dépérir comme [la fleur atteinte] par un ver. Oui, tout homme est vanité.

13. Écoutez ma prière, Jéhovah; ouvrez l'oreille à mes cris; ne soyez pas sourd à mes plaintes ; je ne suis, en votre présence, qu'un étranger, qu'un voyageur qui passe, comme tous mes pères.

14. Détournez de moi votre courroux ; rendez à mon front la sérénité, avant que je parte pour n'être plus.

Psaume III.

Domine, quid muUiplicali sunt.

Le psaume m*' rappelle la confiance qu'inspira à David fuyant Absalom l'heureux passage du Jourdain. L'espérance alors revint dans son cœur. David, mettant le Jourdain entre lui et les révoltés, et voyant déjà se former autour de sa personne un noyau de résistance, compare cette faveur de Dieu dont il est l'objet, à un soufflet imprimé sur la joue de ses ennemis; mais leur nombre l'effraye.

1. (Psaume de David, lorsqu'il fuyait devant son fils Absalom.)

2. Mon Dieu, quelle foule d'ennemis m'environnent! Comme ils sont nombreux, ceux qui s'élèvent contre moi ;

3. Ceux qui disent de mon âme : « Point de salut pour elle de la part de son Dieu ! »

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