I.E MONSIEUR
Oui... pour votre cas?...
LABOURET.
Je ne fois rien.
LE MONSIEUR
Vous avez tort. Prenez du bromure... Ça ne guérit pas. mais ça calme...
LABOURET.
Ça vous réussit, à vous?
LE MONSIEUR
Oh! non... Moi, j'en ai trop pris... Je ne le sens plus... C'est comme les douches... J'ai trop pris de douches...
LABOURET, intéressé.
Ail ! VOUS avez pris des douches ! (s'asseyant sur le pouff, p:ès
du monsieur.) Eh bien, qu'est-ce que vous en pensez '.'...
LE MONSIEUR
Ce que j'en pense? (Docioraiement.) Effet moral... purement moral...
Ah!
LE M n N S 1 i: U R .
Le douché est persuadé qu'il ressent un bien-être physique; c'estune complète erreur... (conûdenticiiemeou) Laissonsla-lui !...
LABOUR E T
Parfaitement.
LE MONSIEUR, se levant.
Et, voyez-vous, le vrai remède, le seul, c'est encore celuilà... (a montre la saiio à manger) la casse !... On prend le premier objet qui vous tombe sous la main... (n a pris «ne règle sur le
bu-eau.) Et allez donc!... (il casse la règle.) Vlan! (Changeant de ton)
Combien la règle?
LABOURE.T
Rien...
LE MONSIEUR
Je la paierai avec la potiche et avec la consultation... Je vous enverrai un chèque... mais je voudrais savoir ce que
je VOUS dois... (d i même ton, en mettant la règle sous le nez du docteur.)
Combien la règle ?
LA BOU RET . le lepoussant.
Ah ! vous m'ennuyez !
LE MONSIEUR, souriant.
Eh bien, voilà!... vous redevenez nerveux... C'est tout à fait mon cas. Cher maître, je vous remercie mille fois et je me retire.
LABOURET.
Au revoir, monsieur.
LE MONSIEUR
Oui, certainement, je reviendrai.
Il se dirige vers la porte du grand saloa. LABOURET.
Pas par là! Par ici!
LE MON SI EI'R
Ah! très bien... Au revoir, cher maître, au revoir... (se retournant sur le pa^ de la porte.) Prenez du bromure!
il sorti
LABOURET, seul.
11 a raison, cet imbécile; je ferais peut-êlre bien d'en prendre !