INTRODUCTION
Le traitement des suppurations pelviennes en général et des salpyngites suppurées en particulier a passé par des phases bien différentes. Tandis qu’au début le traitement médical était presque seul de mise, on vit un peu plus tard les chirurgiens s’attaquer à ces abcès, soit par la voie vaginale, soit par la voie abdominale supérieure, mais en se laissant guider par le pus qui avait tendance à sortir au dehors.
Un peu plus tard on n’attendit plus que le pus vint presque faire saillie à l’extérieur, on alla le chercher avec le trocart, quelquefois avec le bistouri au niveau du point où il était collecté, mais alors sans méthode et sans indication particulière.
Le professeur Laroyenne, un des premiers, a proposé une
méthode qui lui est personnelle en raison dela générali- M. © ÿ | 1
nt sation qu’il lui a donnée et de la précision des différents temps opératoires qu’il a décrits ou fait décrire par ses élèves. Nous voulons parler de la ponction, du débridement et du maintien à l’état de béance par une éponge de l’ouverture du cul-de-sac postérieur.
Un peu plus tard, sous l'influence des succès donnés par la laparotomie, toute une école prétendit traiter les suppurations pelviennes par la voie haute en y joignant l’ablation des annexes. Les premiers partisans de la voie vaginale avaient fait pendant ce temps des adeptes qui modifièrent encore la méthode pour la rendre plus radicale. Nous voulons parler de la méthode Péan-Segond qui, pour assurer un vaste drainage, enlèvent d’un seul coup et l'utérus et les annexes.
M. le professeur Laroyenne, tout en restant fidèle à sa première méthode, s’est efforcé de la compléter en pratiquant l’ablation des annexes lorsque celles-ci sont enkystées dans un foyer de pelvi-péritonite.
Dans ces derniers temps, l’ablation des annexes suppurées ou non, par la voie vaginale, tend à s’ériger en méthode, et dans ce travail nous voudrions démontrer que, si dans un certain nombre de cas, une suppuration étendue et diffuse légitime parfaitement la méthode de la castration complète utéro-ovarienne, il en est un grand nombre dans lesquels on est suffisamment radical en enlevant la ou les trompes malades sans intéresser l'utérus
et même en laissant indemne un ovaire à peine atteint.