‹ De l'Accrochement de la Rotule: Chez la VacheChapitre 3 sur 20 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

L'accrochement de la rotule est caractérisé par l'arrêt, l'immobilisation de la rotule sur le sommet de la lèvre interne de la trochlée fémorale.

On lui à donné diverses appellations : subluxation de la rotule, crampe, spasme... et il est fort probable que plusieurs auteurs ont décrit cet accident sous la dénomination de « luxat on de la rotule ». Les Solipèdes et les Bovidés v sont seuls sujets. Chez les Solipèdes, ainsi que les auteurs l’apprennent, et que j’ai eu maintes fois l'occasion de le constater, ce sont les jeunes surtout qui sont atteints, et l’accrochement se réduit facilement, le plus souvent seul, sans intervention, par un simple déplacement de l’animal, en le forçant à avancer ou à reculer un peu brusquement. Il est vrai que l’aca dent récidive plusieurs fois, surtout le matin à l'écurie, mais il se réduit toujours facilement, et finalement au bout d’un temps variable, après des récidives de moins en moins fréquentes disparait définitivement. Ets: j'ai eu à mtervenir dans ces cas assez fréquents dans la région, mon intervention s’est toujours bornée à donner quelques con-

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seils au propriétaire pour l’éclairer sur la façon simple d'aider le « décrochement ».

Chez la vache il en est tout autrement, Quand l’accrochement de la rotule existe, fugace et léger au début, se réduisant facilement aux prem'ers pas. que fait l’animal, on serait tenté d'espérer une guérison naturelle comme cela se passe ordinairement chez le cheval. Il n’en est rien ; j'ai toujours constaté le contraire, e’està-dire, l’aggravation progressive caractérisée par la plus grande fréquence des récidives et la plus grande difficulté de la réduct'on.

Néanmoins il reste vrai que cet état pathologique est, même chez la vache, d’un pronostic bénin. Aussi ce n’est pas la gravité de cet accident qui m’a incité à relater ici mes observations, mais c’est surtout parce que dans la région on ne soignat pas les vaches atteintes d’accrochement de la rotule. Peut-être en est-il encore ainsi dans d’autres régions ?

Dans les environs de Dinan, sur les bords de la Rance, où j’exerce depuis plus de seize ans, il était notoire que cet accident ne guérissait pas. Les cultivateurs le dénomment « traquet », soit à cause du brut spécial que la rotule fait entendre au moment où elle retombe sur la trochlée fémorale, soit à cause des saccades ou flexions brusques qui suivent le décrochement. Pour eux il n°y avait autre chose à faire que d'utiliser la vache qui en était atteinte jusqu'à ce que les récidives ne devenaient trop fréquentes, de trop longue durée et de réduction trop d'fficile, pour à ce moment la livrer à la boucherie ; à moins toutefois que pendant ce temps le propriétaire alt pu s’en défaire, même à petit prix, pour l'herbage.

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