OBSERVATION V
(due à l'obligeance du D' Roux
M.B..., 44 ans, imprimeur, vient à la consultation de l'hôpital Andral, le 22 avril 1903. |
Antécédents héréditaires : La mère du malade à souffert de douleurs survenant 3 ou 4 heures après les repas; les frère et sœurs se portent bien.
Le malade se plaint de ressentir depuis 11 ans des troubles dyspeptiques : 3 ou À heures après les repas, il se sent pris de douleurs très vives qui lui donnent une sensation de brùlure au creux épigastrique. Ces douleurs sont calmées par l'ingestion d'une certaine quantité d'eau. Dans la nuit, le malade est souvent réveillé vers minuit ou 1 heure par ces mêmes douleurs qui l'obligent à se lever et à boire pour se calmer.
Dans les antécédents personnels du malade, on ne trouve aucune cause bien déterminée à laquelle on puisse attribuer ces douleurs. Pas d'éthylisme. Le sujet avoue seulement être
très nerveux et avoir eu des crises de nerfs assez fréquentes.
À l'examen du malade, la pression de l'abdomen ne révèle de point douloureux en aucuné région. Le malade, il est vrai, se trouve dans une période d'accalmie. Mais il affirme qu'au moment de ses crises, la pression du creux épigastrique produit une très vive souffrance. On ne trouve pas de clapotage, ni de bruit de flot par la suceussion. La pression de la grande courbure ne provoque aucune douleur, non plus que la pression du cœcum. Le foie est assez gros et déborde d'un petit travers de doigt le rebord des fausses-côtes. La matité du foie est d'environ 9 centimètres.
Le poids du maläde, au moment du premier examen, est de 69 k. 200.
Le 1% mai. Le malade se trouvant en période de crise est soumis à un repas d'épreuve dont voici les résultats :
Repas d'Ewald : 400% de liquide
Extraction au bout d'une heure
Echantillon de 120cc
Examen physique : Bouillie fluide homogène; débris de pain nombreux, assez finement divisés ; pas de mucus ; filtration rapide ; résidu abondant ; couleur et odeur normales.
Examen qualitatif :