OBSERVATION X
M. F..., 31 ans, cultivateur, se présente à la consultation de l'hôpital Andral, en novembre 1899.
Antécédents héréditaires. — Père mort d’un cancer à 60 ans. Mère ayant des digestions pénibles.
Antécédents personnels. — Nuls.
Le malade à presque toujours souffert de l'estomac. Depuis 6 mois, les douleurs sont beaucoup plus fortes ; il a été obligé de cesser tout travail depuis le mois d'août.
Les douleurs débutent par une sensation de pesanteur, de gonflement au creux de l'estomac, avec crampes et brûlures très intenses, au point que le malade a été obligé une ou deux fois de se rouler à terre.
Elles le prennent après les repas, quelquefois même en mangeant, et durentjusque vers 4 heures de l'après-midi. Quand le maladene mange pas le soir, la nuit est assez bonne. Quand il mange, il souffre toute la nuit jusqu'à 5 ou 6 heures du matin, [a des vomissementsassez fréquents ;ils sont constitués pardes aliments en petite quantité avec un liquide clair contenant en outre quelquefois des débris d'aliments ingérés la veille ou plusieurs jours auparavant.
Depuis 6 mois, il soufre beaucoup plus. Le matin à jeun, il se trouve bien; il prend du café; le déjeurier a lieu: à midi ; le
malade à a Ant appétit : al ange surtout des viandes blanches
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Tout de suite après le repas, Enelrnete ide au tre les dou- leurs surviennent : gonflement, pesanteur, accompagnés de renvois gazeux aigres qui provoquent une sensation de brû- D Lure le long de l'æsophage et dans la gorge. Cette sensation L eS “de brlure existe aussi au creux de l'estomac. s La douleur persiste jusqu’ à Aheures de l'après-midi ; alors surviennent des vomissements qui soulagent le malade. Le
malade est constipé ; ses selles contiennent Hueluerois des ne “peaux. ve
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& CIE accuse un amaigrissement ne kg. depuis 6 mois. Il pèse | a RENrS PalEe 7 décembre 1899, le malade est mis à la belladone et au | ayage à la poudre de viande. | , il continue ce traitement jusqu'au 2 ] janvier 1900. Le 2; janviér 1900. — A l'examen du malade, on ne trouve te qu'un très léger clapotage sus-ombilical.
Les douleurs sont très diminuées.
- Le malade est mis au régime n° |; ‘il continuera la belladone, en coupant le traitement après 3 jours, par 5 jours de Us repos. 4 pilules par jour. Re
Le 10 décembre 1899, trois jours après le début du traitement par la belladone, on a tubé le malade PE examiner son a liquide de stase. Mais on n'a pu extraire qu ‘un tout petit échantillon qui a donné, au tournesol, une réaction légèrement
’ acide. 1 était insuffisant pour faire des dosages.
b.) Modification du chimisme non en rapport
avec l'amélioration produite