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hypodermique d’atropine ou l’ingestion de belladone à doses moyennes n’ont sur la sensibilité générale aucune influence. Les doses toxiques seules peuvent amener de l’anesthésie généralisée : rappelleronsnous l'observation de Rabuteau, si souvent citée, d'un soldat qui, ayant absorbé de nombreuses baies de belladone, prenait son doigt pour une pipe et s’efforcait de l’allumer sans manifester la moindre sensation de brülure.
La belladone jouit de la propriété de faire cesser les contractures musculaires des fibres lisses; aussi trouve-t-elle son application dans la fissure anale dont un des caractères principaux, avec la douleur, est le spasme du sphincter.
Dans ce cas particulier, il est vrai, on est en droit de se demander si la belladone n’agit pas simplement en calmant la douleur, puisque la contracture du sphincter se produit par voie réflexe et qu'elle augmente quand la douleur augmente aussi, au moment de la défécation, par exemple, ou sous linfluence d’un toucher rectal.
L'action hypocinétique de la belladone semble se préciser davantage dans la constipation opiniâtre, caractérisée par une contracture spasmodique du gros intestin siégeant au-dessous de la masse fécale et empêchant par là mème cette masse de progresser vers lPanus. Dans ce cas, surtout, il faut accorder à la belladone une action paralysante portant sur les ter-, minaisons des nerfs moteurs dans les fibres lisses
de l'intestin, analogue à celle qu’exerce l’atropine
sur les fibres de. r tant en rendant l'œil à À à “Ie % inapte à l'accommodation. RUN EEE à $ A Enfin la propriété Ja plus remarquable dela bella-
“ done, ‘c'est celle de diminuer les sécrétions. RSS Te
x Fe Dans l'intoxication parce médicament, ce qui frappes
a Rite abord, | l'observateur el toes incommode ke
“1 Ne La boues : la cine est supprimée, la soif est MES
et a déglutition très. difficile. Mais avec des doses.
thérapeutiques, l'influence inhibitrice sur les éécré de
tions est assez accentuée pour motiver l emploi qu'on
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W Pi AE ER en fait dans les Cas où ces sécrétions deviennent, Dar EN
“leur abondance, une gène pour le malade. Les SHOT EE
: nocturnes des tuberculeux, par exemplé, sont très 5470 2 RTS combattues par des doses même. ATOS AE
‘mes : un demi- amilligramme d’ atropine administré
ie heures avant arrivée présumée des sueurs sut ‘14-05
à Îles empécher d’apparaître. Si le médicament est. vs
| “incapable deles tarir définitivement, du moins gi | ME nn infailliblement toutes Les fois qu on y ® recours, : et on amène- til une sédation suffisante du symptôme que
Ton veut combattre. QT RAR ESS ARE
. L'atropine, employée par Nocbia dans les lux “ 15 | salivaires de l’intoxication mercurielle a donné des à
succès presque constants ; mais les effets obtenus. se
| rapprochaient tellement des symptômes de lPintoxi- "1 cation, “qu'on doit, dans des cas aNSBbles. agir avec
une. grande prudence. 3
on 43 FRA encore à Ne el une ac tion sur Dre".
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la sécrétion biliaire; mais les observations relatives à ces différentes propriétés ne portent que sur des cas isolés, cités par Sydney-Ringer, Gould et Vulpian.
La sécrétion gastrique a été soumise, elle aussi, à l'influence de l’atropine et jusqu'ici les essais qui ont été faits, ont donné des succès inconstants.
Nos recherches personnelles faites sur des malades du service du D' Mathieu, dont nous avons recueilli les observations, nous ont permis de constater que la sécrétion gastrique subissait, dans presque tous les cas, l’action de la belladone, sinon quantitativement, car il est difficile de l'apprécier, du moins
quant aux éléments constitutifs du suc gastrique.
| EXPÉRIMEN TATI ON
Er SR aNAon) DE L'ACTION PHYSIOLOGIQUE |