‹ De l'action des convulsivants dans les états convulsifs et particulièrement de l'action de la belladone chez les épileptiquesChapitre 13 sur 26 · DÉTOUR · texte numérisé non relu

DÉTOUR

OBsERVATION VI

S. J..., quinze ans. Entrée en 1888.

Pas d’antécédents héréditaires. Développement intellectuel tardif. À sept ans, convulsions.

10 juillet. — Sans cause appréciable, elle devient triste, agitée, se relève en sursaut la nuit. Puis prostration, hébétude, refus de manger.

3 août. — Air abruti. Gâtisme.

8 août. — Stupeur. Belladone, 5 centigrammes.

41 août:— Etat de stupeur moindre. La physionomie réagit.

42 août. — Elle demande à travailler.

14 août. — Belladone, 3 centigrammes.

17 août. — Tendance au mouvement. Pas de crises.

18 août. — Même état.

21 août. — Assez agitée. Suppression de la belladone.

12 septembre. — Elle est retombée dans son état stupide. Gâte beaucoup. Belladone, 5 centigrammes.

18 septembre. — Toujours gàteuse, mais moins abattue.

20 septembre. — Va mieux, demande à travailler. Belladone 3 centigrammes.

29 septembre. — Sourit intelligemment.

1% octobre. — Se donne un peu plus de mouvement. Belladone, 2 centigrammes.

8 octobre. — Regard expressif. Pas de crises. État intel. lectuel satisfaisant. Ne gâte plus. Suppression de la belladone.

Conclusion.— /° Suppression de la stupeur et du gàtisime.

2° Améhoralon de l'état intellectuel.

Page 1