OBSERVATION XI
S. T..., vingt-sept ans. Entrée en 1892.
Pas d’antécédents héréditaires. Asymétrie frontale. A dix ans, grande frayeur. À dix-huit ans, crises à quelques jours d'intervalle. Puis elle reste jusqu’à vingt et un ans sans en avoir. Depuis cette époque elle prend une série de crises au moment des règles. Aura épigastrique.
Actuellement, ses crises sont aussi bien nocturnes que diurnes. Lorsqu'elle va en prendre, elle se sent mal à l’aise. Obnubilation intellectuelle.
2 mai. — Belladone, 2 centigrammes.
» mai. — 3 centigrammes. Elle reconnaît que ce médicament facilite beaucoup ses selles.
20 mai. — 5 centigrammes. Les crises ont beaucoup augmenté de nombre : deux ou trois par jour. Elle demande la suppression de la belladone qui, dit-elle, lui fait prendre des crises plus fréquentes et plus fortes. Néanmoins, elle recon--
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naît que son état intellectuel s’est considérablement amélioré. « Je sens, dit-elle, que mes idées sont plus nettes. »
Elle n’a pas été obnubilée au moment où elle prenait le plus . de crises. Après ces crises, elle éprouve un véritable soulagement.
2 juin. — 5 centigrammes. ‘
11 juin. — Six crises d’épilepsie du 2 au 11 juin. Les dernières ont été excessivement fortes.
15 juin. — 8 centigrammes.
17 juin. — 5 centigrammes. Une crise tous les matins. État mental excellent. Suppression de la belladone.
6 juillet. — Pas de crises depuis le 18 juin.
8 juillet. — Mal à l’aise. Vertiges. Obnubilation intellectuelle. 3 centigrammes.
9 juillet. — Une crise à 2 heures du matin. Au réveil, elle a l'esprit dégagé. Gaie.
10 juillet. — 3 centigrammes. État intellectuel excellent.
Conclusion. — 1° Soulagement produit par la crise motrice.
2 Augmentation du nombre et de la force des crises.
> Amélioration de l’état intellectuel.
OBSERVATION XIL