QUANTITÉ D'URINE | ., QUANTITÉ
D'ACIDE URIQUE PÉRIODES ° minima maxima | minima|maxima
cent, cub. | cent. cub.
Régime ordinaire 1400 2050 Benzoate de soude, 1 et 2gr.. 1125 2450 Régime ordinaire 1400 2200 Benzoate de soude, 1 gr 1500 2125 Régime ordinaire 1600 2500
De l'examen de ce tableau, il résulte que l’action diurétique du benzoate de soude n’a pas été bien marquée. Notons cependant que le maximum 2450 cent. cubes de la deuxième période correspond au premier jour où le malade a pris 8 er. de benzoate de soude (dix-neuvième dosage, 7 février). La veille, il avait éliminé seulement 1200 cent. cubes, donc une augmentation de dose de { gr. a produit ce jour-là une action diurétique marquée. |
L'augmentation de la quantité d'acide urique éliminé est visible. Les maxima 0,57 et 0,46 appartiennent aux périodes où le malade prenait le benzoate de soude. Mais on voit encore mieux cette augmentation en examinant le tableau des moyennes.
Expérience IX. — Z'ableau des moyennes
Moyenne des quantités | 17° Période |. 2° Période | 3e Période | 4e Période | 5e Période
d'urine, ......).4| 1722 ce. 5 [1462 cc.5| 1745 ce. | 1821 cc. | 1991 cc. d'acide urique.}% | 0 or. 348 | O gr.379 | 0 gr. 339 |0 gr. 409| 0 er. 356 d'urée : 15 gr. 18 gr. 91 » 23 gr. 80| 22 or. 28
PUS es
De la première à la deuxième période (du repos à l’action de { gr. de benzoate), on constate une augmentation de 3 centigr. environ d'acide urique par jour (0,35 à 0,38), et de la troisième à la quatrième, une augmentation de 6 centigr. (0,37 à 0,41).
La diminution, après suppression du médicament, a été première fois de 4 centigr. (0,38-0,34) et une deuxième de 5 centigr. (0,41-0,36).
Ces résultats prouvent que l’action du benzoate était bien réelle et n’était pas due à une simple coïncidence de chiffres ou à des erreurs de dosage.
L'élimination de l’urée paraît aussi avoir été accrue de 15à 19 gr. une fois et de 22 à 23 gr. une autre fois.
En résumé, si nous représentons par 100 la quantité d’acide urique éliminé pendant les périodes de régime ordinaire, cette quantité deviendra 108 pour la deuxième période et 120 pour la quatrième, soit donc en moyenne un rapport d’augmentation de 100/114 ou du 1/7 en plus.
Expérience X
Une deuxième série de recherches a été effectuée sur un autre malade dont voici l'observation résumée (1) :
Charles C..., chapelier, soixante-cinq ans, entré à l'hôpital en 1877 (salle Saint-Charles, n° 38). — Goutte.
Est entré à l'hôpital général pour la goutte.
Depuis l’âge de trente-cinq ans, est atteint de cette maladie. Nouvelle attaque en 1864. Dès lors, les attaques augmentent de fréquence, les accès de goutte se succèdent tous les trois mois.
Vers 1873, la goutte gagne le genou et la cuisse, le coude et l’é-
paule.
(1) Due à l'obligeance de M. Vires, interne du service.
EE FO0 2 Le malade n'a pas eu de crise depuis huit mois, les forces sont très diminuées. Embonpoint conservé. Facies bon. Le malade urine de deux à trois litres. Les urines sont diabétiques et contiennent environ 20 gr. de sucre pour vingt-quatre heures.
Nous avons fait avec l'urine de ce sujet une série de trentequatre dosages d’acide urique et d’urée.
Les cinq premiers jours (le malade ne prenant aucun médicament) nous ont fixé sur la moyenne de la quantité éliminée.
Les six jours suivants, nous avons administré 1 gr. de benzoate de soude.
Le sujet à été remis au régime ordinaire pendant une troisième période de sept jours.
Nous avons repris le benzoate à la dose de 1 et? gr. pendant neuf jours. |
Enfin, pour terminer, nous avons analysé encore l'urine pendant sept jours.
Soit, en résumé, dix-neuf dosages d'acide urique (le malade ne prenant aucun médicament), et quinze pendant qu’il a absorbé du benzoate de soude.
Voici le tableau des résultats :