‹ De l'administration intérieure de la France (volume 2)Chapitre 3 sur 19 · HENRI · texte numérisé non relu

HENRI

A M. Bécbard.

A HOXSEI&NEDR LE COMTE DE CHAMBORD.

Monseigneur,

Par raffranchissement des communes, vos ancêtres ont réparé les maux de la féodalité et ceux de la monarchie absolue.

La France, replongée par les lois de la Convention et de TEmpire sous- un despotisme administratif plus pesant qu'il ne Ta été à aucune époque de son histoire, aspire à recouvrer ces vieilles franchises municipales qui sont la source du bonheur des peuples, l'appui des gouvernements, le complément et le correctif des libertés politiques.

Mais il n'appartient qu'aux temps calmes, où V autorité n'est pas contestée dans ce qu'elle a de plus légitime, de plus essentiel et de plus sacré S d'assurer le libre concours de toutes les classes de citoyens à l'administration publique.

1 Exposé des motifs du projet de loi sur VadminiUration intérieure, présenté le 23 décembre \ 850, p. 6 1 .

En France, les libertés de la nation ont toujours été liées à l'hérédité du pouvoir.

Daignez, Monseigneur, accueillir avec indulgence un travail bien imparfait, mais inspiré par un profond dévouement à la France et à votre auguste personne.

J'ai l'honneur d'être,

Monseigneur, avec respect.

Votre fidèle serviteur,

F. BÉCHÂRD.

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