DES DOULEURS DE LA DYSMÉNORRHÉE
A côté de la périodicité, se placent d’autres caractères et en particulier les douleurs. Certaines femmes souffrent au moment des règles, et si en outre l’écou-
lement se fait mal, on dit qu’elles présentent de la
dysménorrhée ; en dehors des états pathologiques graves, ces douleurs sont dues le plus souvent à des
ovarites, apanage d’un terrain entaché d’une hérédité
défectueuse ou d'organes que les intoxications ou les infections ont pu léser. Cependant, on peutégalement en rechercher la cause dans des utérus présentant des caractères infantiles et mal développés pour se prêter facilement à l'écoulement menstruel.
Ces douleurs ne se produisent point dans tous les cas au même moment de la période, parfois elles sont antécédentes aux règles et les précèdent de quelques jours, d’autres fois elles ies accompagnent, enfin elles peuvent leur succéder. :
Nous n'avons point obtenu en fonction de l’âge du début des pourcentages qui suivent une courbe régulière puisqu'ils varient dans les limites suivantes : ;
. Femmes ayant des règles douloureuses :
40,74 o/o à 10 ans, 32,14 0/0 à 11 ans.
36,02 0/0 à 12 ans.
33,48 0/0 à 18 ans.
n 35,23 0/0 à 14 ans.
37,70 oJo à 15 ans.
42,38 0/0 à 16 ans.
Ch
Mais, si ce qui est établi depuis longtemps, à savoir, qu'une menstruation tardive et la dysménorrhée vont de pair, se vérifie par ces chiffres, le pourcentage de 40,74 à 10 ans nous porte à dire que parfois les menstruations précoces ne correspondent point à une exagération du type norrhal, mais plutôt à sa déviation.
ss Mo/s
Quantité du sang menstruel
Dans une étude statistique nous ne pouvons songer à parler en détail des caractères physiques et chimiques du sang menstruel, cependant il en est un dont la clinique a à s'occuper puisqu'il peut lui servir d'indice révélateur pour des maladies pouvant affecter d’une façon grave l'appareil génital et par suite tout l'organisme féminin ; nous voulons parler de la quantité de sang perdu à chaque époque menstruelle. Les auteurs ontessayé de l’exprimer par des chiffres,
les uns comme HIPPOCRATE et GALIEN l’évaluaient
à des poids correspondant à 600 et 550 grammes ; d’autres, comme MAURICEAU, BAUDELOCQUE pen-
saient qu'elle ne dépassait point 200 et même 100
grammes.
Ces divergences considérables s'expliquent assez, non seulement par les variations individuelles et
celles qui peuvent tenir à un écoulement séreux, con-
comitant, mais encore à la difficulté de semblables
LT Ness
recherches, auxquelles les femmes ne pourraient se
prêter d’ ailleurs qu'avec une certaine répugnance. Pour avoir une base clinique, SIMS admet cu’ un écoulement ne nécessitant pas plus de 3 à 4 serviettes par jour, ne sort point des limites normales ; c'est à peu près le même chiffre qui est accepté dans le service du professeur Pozzr par le D'JAvLE.
Nous étant basés, dans notre statistique, non seulement sur tous les cas où les femmes avaient des règles abondantes, mais encore sur (ous ceux dans lesquels l’écoulement ne nécessitait que 3 ou Æ serviettes, nous avons obtenu des pourcentages assez forts qui présentent la particularité de Suivre une progression d'ordre inverse à celle de l’âge, c’est ainsi que nous avons obtenu :
Règles nécessitant plus de 3 serviettes par jour :
Fonction menstruelle ayant débuté à 9 ans : 54 104 o/o Les — 10 ans : 44 44 0/0
ee ; 11 ans : A 07 o/o
— — 12 ans : 47 21. o/o
ss Le 13 ans : 38 12 o/o Lee 14 ans : 36 65 o/o of 2. 15 ans : 85 98 o/o Fa Æ 16 ans : 38 A o/o.
ca . 17 ans : 31 06 o/o
DEN Les ER 18 ans : 80 50 o/o
La progression n’est point, il est vrai, régulière et si à 13 ans, par exemple, nous avons un minimum. compris entre #7 0/0 à 12 ans et 360/0 à 14 ans on