Il abaisse relativement, et d’une façon incontes
table, la température. Cet abaissement a été d’un deg*ré au moins dans nos expériences, et par l’ing’estion de 100 g’ramines seulement d’alcool. Il peut être beaucoup plus considérable dans les cas patholog'iques.
9. Sur le système nerveux, il produit, à faible dose, l’h^’-perémie cérébrale et l’excitation ; à haute dose, l’ischémie et le sommeil hypnotique; à dose toxique, l’anesthésie, puis la paralysie du bulbe et l’asphyxie.
10. Il ag^it sur les viscères et parenchymes en les irritant; à la long*ue il produit la dég’énérescence g*raisseuse. Il excite les fonctions de la peau.
11. L’alcool est surtout indiqué dans les maladies fébriles aig*uës, soit dans les phleg*masies comme la pneumonie, soit dans les fièvres intermittente, typhoïde et éruptive. Il agât directement, ce que n’avait pas vu Todd, en abaissant la température ; c’est un antipyrétique direct. Il y aurait lieu de l’essayer dans la fièvre périodique due à i’ang’iocholite suppurée et aux lésions uréthrales.
12. Il doit être 'administré à la dose de 100 g*rammes par jour au ’Tnoins, si l’on veut obtenir un abaissement notable de la température. Dans les cas pressés, il faut donner d’un seul coup, à l’état de cog*nac ou de rnum purs, ou en deux fois, à dix ou quinze minutes 'U intervalle. En cas de calorification exag’érée, comme cela se produit dans les fièvres malig’nes, on doit lui préférer l’hydrothérapie qui ag'it plus énerg-iquement. De nouvelles recherches sont à faire à cet ég'ard.
13. Le rôle de l’alcool dans les hémorrhag’ies, l’asthme, le tétanos, est tout à fait secondaire et insig'nifiant.