L. LUNIER
66 DE l'aliénation mentale en suisse.
milles; quelques-uns sont admis à l'hôpital de Schaffhouse, où un quartier spécial leur est affecté; les autres, enfin, sont envoyés à Miinslerlingen (Thurgovie), plus rarement à Zurich ou à l'asile de Winnenden, dans le Wurtemberg (1).
On avait espéré pouvoir les placer à la Rheinau, l'un des asiles du canton de Zuricli, situé à quelques lieues de Schaffhouse; mais l'État de Zurich a craint de n'avoir point assez de places. On a songé enfin, et l'on songe encore, à acheter une propriété particulière pour y placer les aliénés (2) .
Le pasteur, Th. Enderis, a publié à cet effet, en 1866, une brochure dans laquelle il cherche a établir l'opportunité de fonder un établissement spécial pour les aliénés du canton; nous reviendrons sur ce travail (3).
Je n'ai pu me procurer à Schaffhouse aucun renseignement sur l'asile privé AeStein dont parle Erlenmeyer (U), et qui probablement n'existe plus.