NICKEL ET COBALT
Le nickel et le cobalt, qui se rangent à côté du fer par l’ensemble de leurs propriétés chimiques, paraissent subir des variations allotropiques tout à fait analogues à celles de ce métal.
M. Pionchon a reconnu, par ses mesures de chaleurs spécifiques, que comme le fer, mais à des températures fort différentes, le premier au voisinage de 3 oo°, le second au voisinage de 900% le nickel et le cobalt subissent des changements d’état. Cette modification, très nette pour le nickel, est un peu moin§ accusée pour le cobalt.
Ces changements d’état correspondent sans doute à la disparition des propriétés magnétiques de ces métaux. Les recherches de M. Berson (r) rendent cette coïncidence très vraisemblable pour le nickel.
Ces variations paraissent également se retrouver dans les composés de ces corps, d’après les expériences antérieures de M. Moissan sur les propriétés chimiques et spécialement les propriétés pyrophoriques des oxydes de la famille du fer.