I.- ALUMINE
Aliiitiiiie pure. — Les procédés dont je me suis servi pour obtenir de l’alumine pure sont assez nombreux. Je ne donnerai que ceux qui m’ont le mieux réussi et que je considère comme les plus simples, malgré leur complication apparente.
I®. On prend du sulfate d’alumine du commerce (il en faut pour obtenir i kilogramme d’alumine sècbe), on le dissout dans son poids d’eau et on précipite la liqueur par une solution concentrée et bouillante d’acétate de plomb, en ayant soin de mettre un petit excès d’acétate. La liqueur séparée du sulfate de plomb par décantation est mélangée avec la plus petite quantité possible d’acide tartrique , quantité suffisante néanmoins pour empêcber toute précipitation de l’alumine quand on sursature par l’ammoniaque l’acétate d’alumine. Cette solution ammoniacale est alors tn itée en vase clos par un peu de sulfbydrate d’ammoniaque et exposée dans une étuve a une température de 5o à 6o degrés qui détermine la précipitation de sulfures de fer et de plomb qu’on sépare d’abord par décantation, puis sur le filtre, mais sans laver celui-ci.
La liqueur claire, mais un peu jaune, consistant en acétate et tartrate ammoniacal d’alumine avec un peu de sulfliydrate d’ammoniaque, est évaporée rapidement, el carbonisée par portions dans des creusets de terre qu’on ne nettoie jamais entièrement après chaque opération. Enfin le mélange de charbon et d’alumine qui reste est mis en pâte avec de l’huile, et fortement calciné pour chasser le soufre provenant d’un peu d’acide sulfurique qui rest(‘ dans l’alumine et qu’on ne peut enlever entièrement par l’acétate de plomb.
Pn^PAliATION l)E l’aT^UMUNIUM PUH , ETC. 49
2". On calcine de l’alun ammoniacal du commerce ou bien même du sulfate d’alumine impur de manière à avoir de l’alumine qui peut paraître pure, parce que la plupart du temps elle est blanche, mais qui en réalité contient en outre de l’acide sulfurique et du sulfate de potasse provenant des argiles ou des schistes pyriteux, une notable proportion de fer. Cette alumine, qui est très-friable, est passée à un tamis fin et introduite dans une marmite de fonte avec deux fois son poids au moins de lessive de soude caustique à 4^ degrés. On fait bouillir et on évapore en même temps en faisant subir à l’alumine, dans la lessive sirupeuse, une sorte de cuite qui détermine sa solution complète, quand même elle aurait été fortement calcinée (i).
On dissout dans une grande quantité d’eau l’aluminate de soude, et quand elle ne s’éclaircit pas tout de suite, on y met un peu d’hydrogène sulfuré qui hâte la précipitation du fer. Cette opération doit être faite dans un flacon bouché et laissé au repos. La liqueur, décantée et claire, est soumise encore chaude â l’action de l’acide carbonique, qui transforme la soude en carbonate et précipite l’alumine sous une forme particulière où elle est très-dense, et se rassemble dans un espace qui n’est pas le vingtième du volume occupé par l’alumine gélatineuse.
A|»par«^il |ioui* la cartioiiatatioii de raluiiiinate de soude. — Je fais la carbonatation de la soude dans un petit appareil très-simple, construit par M. Wiesnegg, et
(i) Le pouvoir dissolvant de la soude à cet état est aussi énergique que si Lalcali était monoliydraté et fondu. Aucun des silicates que j’ai essayés, j»as même le feldspath orthose et l’émeraude de Limoges, ne résiste. On obtient comme résidu de cette attaque un silicate complexe que l’eau décompose en produits simples. Je publierai plus tard les résultats de cette réaclion curieuse.
CIIAPITHI- TKOISIEML.
(iont je recominaiide l’emploi dans tous les cas analogues à eeliii-ei. Cet appareil est en zine, qui n’est pas attaqué sensiblement par la soude, au moins pendant la durée de l’absorption de l’aeide earbonique. Je me suis assuré souvent que l’alumine qui en sort est parfaitement exempte de zinc.
L’appareil est eom[)osé d’une série de cylindres con-
eentriques C, C, C,..., de bauteurs vanables, percés à leur partie inférieure de petits trous O, O, O,... d’autant plus petits, que la base du cylindre dans lequel ils sont percés est plus large. Tous ces cylindres viennent se souder sur une plaque de zinc BC qui intercepte entre eux toute communication.
Sur la plaque de zinc sont posées de petites tul)ulures
i‘iii<:i‘AHA'noiN Dio i/aiaumiimum pun, ei’c. 5i f, /, (jiii iuell(3iil eu eoimmin’u'alion (l(‘u\ à deux, ui au uioyeu de petits tiil)es en eaouUdioue, les espaees eylmdriques C, uue tuhuliiia* Y par la([uell(‘ arriv(‘ le gaz acide carbûui(|ue, uu eutouuoir K pour servir à riutroductiori du liquide a carbouater, eubu uu siphon S pour l'aire écouler T alu mine et le carbonate de soude après l’opération. Le li(juidc sera contetiu dans une clocbe a gaz ABC peu élevée, de manière' ({ue le bouton A soit très-raj)procbé <le l’extréinité intérieure du premier cylindre. Il faut avoir soin de maintenir le plan des trous O bien horizontal, afin que le gaz se distribue uniformément sur toute la surface du liquide. Le jeu de cet appareil est si si u) pie, qu’il est inutile de donner à ce sujet de plus longues explications. Il sert a faire barboter le gaz un grand nombre de fois dans le liquide, sans (|ue la pression totab' à l’entrée soit bien considérable.
An sortir de l’apimreil à caidjonatalion, on laisse déposer ralumine très-dense (ju’on y a [)réci[)itée et qu’on lave par décantation avec la plus grande facilité. Il t'aut un très-grand noihbre de lavages pour enlever tout le carbonate de soude : il est même l)on d’ajouter avant la lin, aux eaux de lavage, un peu de sel ammoniac.
et «le cliarSBoai. — L’alumine bien séchée est calcinée au rouge vif, puis mêlée à 3o pour ioo de charbon de bois ; on mouine le tout avec un peu d’huile pour en faire une pâte (ju’on calcine dans un creuset réservé à ces opérations.