CONCLUSION
L’alvéolite aiguë est une affection relativement rare, mais devant laquelle le praticien de l’Art dentaire est resté longtemps désarmé, faute d’en comprendre la signification et de disposer des moyens nécessaires pour la combattre.
Nous nous sommes efforcé d'éclairer la question :
— par nos études anatomo-pathologique et elinique qui ont permis de délimiter le cadre exact de cette entité morbide, \
— par l’énumération des facteurs étiologiques, et l’exposé de nos conceptions pathogéniques sur lesquelles nous avons assis les bases de notre thérapeutique, |
— par nos observations qui nous permettent de voir qu'il n’existe pas une méthode unique de traitement, mais que nous tirerons le plus grand bénéfice de l’association des médications anciennes avec les méthodes d’action modernes sur le sympathique.
Leriche a montré comment la douleur — réponse des centres à une excitation périphérique — emprunte le système sympathique pour se renforcer et se prolonger elle-même.
Le vieil adage: « Supprimez la cause, vous supprimez l'effet », n’est pas vrai pour la douleur. La douleur, grâce au sympathique, survit à la disparition de la cause qui lui a donné naissance. Le sympathique est — pourrait-on dire — la mémoire des « injures extérieures »!
Nous dirons donc en conclusion que la thérapeutique idéale de l’alvéolite aiguë exige la mise en œuvre de 4 modes d’action différents.
Nous chercherons successivement à supprimer:
D’abord la cause d’irritation elle-même en pratiquant la désinfection et l’analgésie de l’alvéole, puis le « souvenir » de cette irritation en anesthésiant le sympathique, x ensuite le moyen de transmission de l’irritation. en coupant la voie de passage par l’anesthésie tronculaire, :
Enfin l'effet produit en usant d’une thérapeutique centrale de la douleur par l’emploi des médicaments analgésiques.
Telle est notre conception du traitement de l’alvéolite
aiguë. F vu Vu, Le Doyen, ‘ Le Président de Thèse, BAUDOUIN LEMAITRE
Vu et Permis d’Imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris :