La Princesse de Tarente, nouvelle de Scarron
2. Gomme dans le Curieux impertinent , nouvelle de Cervantès.
3. Des bagatelles légères comme l’air semblent à un jaloux des preuves aussi fortes que celles que l’on puise dans les promesses du saint Évangile.
J’ai éprouvé que la vue d’une belle mer est consolante.
« The morning which had arisen calm and bright, « gave a pleasant effect to the waste mountain view « which was seen l'rom the castle on looking to the « landward and the glorious Océan crisped with a « thousand rippling waves of silver, extended on the « other side in awful yet complaccnt majesty to the « verge of the horizon. With such scenes of calm « sublimity, the human heart sympathizes even in « his most disturbed moods, and deeds of honour « and virtue are inspired by their majestic influence. »
( The Bride of Lammermoor, 1 , 193.)
Je trouve écrit par Salviati : « 20 juillet 1818. — J’applique souvent et déraisonnablement, je crois, à la vie tout entière le sentiment qu’un ambitieux ou un bon citoyen éprouve durant une bataille, s’il se trouve employé à garder le parc de réserve, ou dans tout autre poste sans péril et sans action. J’aurais eu du regret à quarante ans d’avoir passé l âge d’aimer sans passion profonde. J’aurais eu ce déplaisir amer et qui rabaisse, de m’apercevoir trop tard que j’avais eu la duperie de laisser passer la vie sans vivre.
« J’ai passé hier trois heures avec la femme que j’aime, et avec un rival qu elle veut me faire croire bien traité. Sans doute il y a eu des moments d’amertume en observant ses beaux yeux fixés sur lui, et, en sortant de chez elle, des transports vifs de l’extrême malheur à l’espérance. Mais que de choses neuves ! que de pensées vives ! que de raisonnements rapides ! et malgré le bonheur apparent du rival,
avec quel orgueil et quelles délices mon amour se sentait au-dessus du sien ! Je me disais : Ces joues-là pâliraient de la plus vile peur au moindre des sacrifices que mon amour ferait en se jouant, que dis-je, avec bonheur ; par exemple, mettre la main au chapeau pour tirer l’un de ces deux billets : être aimé d'elle , l’autre mourir à l'instant ; et ce sentiment est si de plain-pied chez moi, qu’il ne m’empêchait point d’être aimable et à la conversation.
« Si l’on m’eût conté cela il y a deux ans, je me serais moqué. »
Je lis dans le voyage des capitaines Lewis et Clarke, fait aux sources du Missouri en 1806, p. 215 :
« Les Ricaras sont pauvres, mais bons et généreux ; nous vécûmes assez longtemps dans trois de leurs villages. Leurs femmes sont plus belles que celles de toutes les autres peuplades que nous avons rencontrées ; elles sont aussi très disposées à ne pas faire languir leurs amants. Nous trouvâmes un nouvel exemple de cette vérité, qu’il suffit de courir le monde pour voir que tout est variable. Parmi les Ricaras , c’est un grand sujet d’offense, si, sans le consentement de son mari ou de son frère, une femme accorde ses faveurs. Mais, du reste, les frères et les maris sont très contents d’avoir l’occasion de faire cette petite politesse à leurs amis.
« Nous avions un nègre parmi nos gens ; il fit beaucoup de sensation chez un peuple qui, pour la première fois, voyait un homme de cette couleur. Il fut bientôt le favori du beau sexe, et, au lieu d’en être jaloux, nous voyions les maris enchantés de le voir arriver chez eux. Ce qu’il y a de plaisant, c’est
que dans l’intérieur de huttes aussi exiguës, tout se voit »
1. On devrait établir à Philadelphie une académie qui s'occuperait uniquement de recueillir des matériaux pour l’étude de l’homme dans l’état sauvage, et ne pas attendre que ces peuplades curieuses soient anéanties.
Je sais bien que de telles académies existent; mais apparemment avec des règlements dignes de nos académies d’Europe. (Mémoire et discussion sur le Zodiaque de Dendérah à l’ Académie des sciences de Paris, en 1821). Je vois que l’académie de Massachusetts, je crois, charge prudemment un membre du clergé (M. Jarvis) de faire un rapport sur la religion des sauvages. Le prêtre ne manque pas de réfuter de toutes ses forces un Français impie nommé Volney. Suivant le prêtre, les sauvages ont les idées les plus exactes et les plus nobles de la Divinité, etc. S’il habitait l’Angleterre, un tel rapport vaudrait au digne académicien un preferment de trois ou quatre cents louis, et la protection de tous les nobles lords du canton. Mais en Amérique ! Au reste, le ridicule de cette académie me rappelle que les libres Américains attachent le plus grand prix à voir de belles armoiries peintes aux panneaux de leurs voitures ; ce qui les afflige, c’est que par le peu d'instruction de leurs peintres de carrosse, il y a souvent des fautes de blason.