‹ De l'analogie et des différences entre les tubercules et les scrofulesChapitre 70 sur 70 · PAR LE TUBERCULE · texte numérisé non relu

PAR LE TUBERCULE

Les globules varient de 122. 10 à 76. 70. Leur moyenne serait de 105. 20 Selon MM. Andral et Gavarret.

Cette moyenne serait de 117.00. . Selon 'MM. Becquerel et Rodier :

ces deux derniers expérimentaieurs ont rencontré trois cas de tubercules, sans abaissement du chiffre des globules.

La fibrine varie de 5. 90 à 2. 10.

Moyenne. . 4. 60... Selon MM. Andral et Gavarret.

Moyenne. . 4.15... Selon MM. Becquerel et Rodier.

Les substances dissoutes dans le sérum sont entre 105. 40 et 65. 10.

Leur moyenne serait 89. 50 Selon |MM« Andral et Gavarret.

Moyenne de l'albumine. 65. 80. . . Selon MM. Becquerel et Rodier.

Veau varie de 775 à 845. 80.

Moyenne. 858. 20. Andral et Gavarret.

Id. 805. 10. Becquerel et Rodier.

Les globules sont altérés dans leur structure intime, ainsi que dans la chlorose, l'anémie et les cachexies. Dujardin et Didiot.

La fibrine s'élève, au moment de la fonte des tubercules, presque autant que dans les inflammations essentielles. Andral et Gavarret,

Tantôt le chiffre de l'albumine s'élève, tantôt il s'abaisse notablement, selon MM. Andral et Gavarret. Toujours il s'abaisse selon MM.

Becquerel et Roiîier.

253. Ainsi , de tout ce qui vient d'être exposé il résulte que :

r Chez les tuberculeux comme chez les scrofuleux on trouve presque constamment un abaissement du chiffre des globules , et cette condition est plus marquée chez les scrofuleux que chez les tuberculeux. Mais on la retrouve aussi, encore bien plus marquée chez les chlorotiques, qui ne sont cependant atteints d'aucune affection organique; dans Y anémie, sans cause appréciable ; chez les cancéreux, qui se trouvent dans des conditions analogues aux tuberculeux; chez les individus atteints d'anévrism es ; chez toutes les personnes enfin, qui ont été épuisées par de nombreuses pertes de sang, soit naturelles, soit accidentelles ; soit provoquées, soit spontanées; par les maladies prolongées quoique sans lésion organique; et enfin par l'abstinence.

L'abaissement du chiffre des globules n'a donc rien qui appartienne spécialement , ni aux affections scrofuleuses, ni aux affections tuberculeuses. L'appauvrissement du sang n'est pas pour ces deux cachexies la cause de la maladie , mais en est bien l'effet. C'est le principe de chacune de ces maladies,qui amène cette condition pathologique; de même que dans la cachexie saturnine , où Ton observe aussi un abaissement considérable du chiffre des globules (jusqu'à 83.8t), Andral et Gavarret. Loc cit.), c'est la présence du plomb, dans l'économie, qui détermine la diminution des globules.

2° L'analyse microscopique pour les premières, l'analyse chimique, pour les secondes, démontrent assez bien, que les globules ont subi , même alors qu'ils sont encore contenus dans les vaisseaux sanguins, un commencement d'altéra-

tien dans leur forme. Probablement cette altération est consécutive... du moins on n'a point encore réussi à prou^ ver qu'elle fut primitive.

3° On trouve cbez les scrofuleux une tendance marquée à rabaissement de la fibrine; la condition contraire existe chez les tuberculeux. Aussi, les premiers n'ont-ils presque jamais de fièvre ; tandis qu'il existe à peine d'exemples de la présence de tubercules, dans les poumons, sans un mouvement fébrile concomitant. Aussi, les tuberculeux sont-ils sujets à des inflammations franches (pneumonie, pleurite) qui élèvent considérablement le chifire de la fibrine, tandis que les scrofuleux n'ont presque jamais que des subiDflammations, qui, dans le plus grand nombre des cas, ne s'accompagnent d'aucun mouvement fébrile et n'élèvent que faiblement le chiffre de la fibrine.

4° Les substances , dissoutes dans le sérum, offrent peu de variations chez les scrofuleux et oscillent entre 80 et 78; cependant l'albumine y est, faiblement sans doute, mais constamment diminuée. Les résultats obtenus, pour le sérum du sang des tuberculeux, n'offrent pas cette même constance. Ainsi, pendant que la moyenne des 21 cas rapportés par MM. Andral et Gavarret (89. 5) ne s'écarte pas considérablement du chiffre normal (80), il en est de môme des chiffres maximum (105. 40) et minimum (65. lo). Ce dernier chiffre se rapproche de ceux donnés par MM. Becquerel et Rodier, qui affirment que la tuberculisation altère, toujours (1) et notablement, le chiffre de l'albumine. La tuberculisation apporte donc dans la com-

(1) Ces discordances, qui nécessiteront sans doute de nouvelles recherches, pourraient bien cependant ne tenir qu'à la difie-

position du sérum du sang un trouble plus considérable, moins constant et surtout se manifestant plus tard ; tandis que le principe scrofuleux parait produire, dès le début même de la maladie, un abaissement constant, mais moins prononcé, il faut le reconnaître, du chiffre de l'albumine.

5° Enfin , Peau du sang des scrofuleux et des tuberculeux reste dans des proportions à peu près identiques ; cependant avec une tendance à des proportions plus considérables pour le sang des scrofuleux. Ce qui devait être, d'après ce que nous avons dit antérieurement du chiffre des globules, généralement plus bas chez ces derniers, que chez les tuberculeux.

Les urines ayant été dans ces derniers temps l'objet de recherches intéressantes, nous croyons devoir faire connaître celles qui rentrent directement dans notre sujet.

254. Altération de V urine chez les scrofuleux. « Les uri- « nés des scrofuleux ont été analysées par M. Becque- « rel (1) , et les résultats en ont été consignés dans sa

rence des conditions de maladie, plus ou moins avancée, dans les quelles se trouvaient les malades , pris pour sujets des expériences.

(1) Voici, d'après le même auteur, la composition normale et moyenne de l'urine, chez des individus des deux sexes :

La densité moyenne est de 1017.010

La proportion de l'eau sur 1000 parties est de 971 .935

La moyenne des matières donnnées par l'éva-

poration directe 28066

La proportion moyenne de l'urée de 12.102

peut cependant osciller entre 10 et 15, sans qu'il y ait altération pathologique ,

La moyenne des sels fixes et indécomposables

« Sémèiotique des urines (Paris, 1841, in- 8°). Il a analysé « les urines de soixante-douze filles scrofuleuses (1) de « l'âge de trois ans à quatorze : il a trouvé quelque diffé- « rence entre l'urine de celles , qui étaient tombées dans « une sorte de cachexie scrofuleuse, par suite de suppu- « ration abondante ou de caries articulaires, et entre a l'urine de celles, qui avaient au contraire conservé toutes « leurs forces, leur embonpoint, et qui jouissaient en ap- « parence d'une bonne santé. L'urine des premières se « rapprochait beaucoup de celle des anémiques (2); elle

à la température rouge (chlorures, phosphates et sulfates... de chaux, soude, potasse et magnésie)

de i 6.919

peut aussi varier entre 6, 8 et 9, sans qu'on soit sorti de l'état physiologique.

La proportion moyenne des matières inorganiques, qu'on ne peut isoler , ni doser séparément (acide lactique , lactate et hydrochlorate d'ammoniaque , matières colorantes et extractives) est

de 8.647

mais elle peut normalement varier entre 8 et 10, sans qu'il y ait, malgré toutes ces variations, de changements appréciables dans la densité.

Les résultats obtenus par M. Becquerel, différent peu de ceux obtenus par M. Lecanu, qui s'était précédemment livré au tri cm e genre de recherches ; ce dernier chimiste donne cependant le chiffre 10, comme expression constante de la proportion moyenne des sels fixes.

(1) N'est-il pas permis de se demander, combien il y avait d'enfants tuberculeuses sur ces soixante-douze jeunes filles scrofuleuses ?

(1) « 1° Ces urines sont en quantité normale ou légèrement )) diminuées; leur densité est plus faible que celle de l'état nor-

« était en général très-aqueHse et offrait: encore moins de * pesanteur spécifique que celle des anémiques ; elles con- « tenait aussi assez souvent un peu d'albumine (1) , bien « que les malades ne fussent cependant pas atteints de « néphrite albumineuse. L'urine des secondes offrait , au « contraire, le plus souvent les caractères de Y mi ne fé- « bvile (2) : diminution de quantité, augmentation de pe- « santeur, coloration plus foncée, forte acidité, sédiments « fréquents d'acide urique, soit spontanés, soit provoqués

» mal (1010.380). — 2° L'eau est conservée à l'état normal, ou » un peu diminuée. — 3° La somme des matières tenues eu dis- » solution est proportionnellement beaucoup diminuée. — 4°L'u- »> rée est diminuée. — 5° L'acide urique également. — 6" Les » sels inorganiques aussi. — 7° Les matières organiques propre- »» ment dites, sont diminuées; mais proportionnellement moins, » que les autres principes. — 8° Ces urines sont en général peu » colorées, très claires et ont une teinte verdâtre. — 9° Elles » peuvent contenir, accidentellement du moins, du pus, du sang, » de l'albumine. Becquerel. Loc. cit. »

(1) La présence de l'albumine dans l'urine des scrofuleux , coïnciderait avec la diminution de cette même substance dans leur sang, diminution qui paraît avoir été assez bien constatée.

(2) 1° L'urine est notablement diminuée de quantité. — 2° Sa « densité (1021.840) est supérieure à celle de l'état normal. » — 3° Sa coloration est augmentée d'intensité et souvent rou- » geâtre. — 4° Diminution considérable de la quantité d'eau, » qui peut être réduite de moitié. — 5° Diminution proportion- » neîlement moins considérable de la somme des éléments chi- » miques, tenus en dissolution dans ce liquide (de là, la eoneen- » tration de ce liquide). — 6° Diminution de la quantité durée. » — 7° Augmentation de l'acide urique, qui peut être double. » — 8° Diminution des sels inorganiques. — 9° Inconstance » dans la proportion des matières inorganiques, qui sont quel-

« par l'acide nitrique ; enfin , dans deux cas seulement , « une petite quantité d'albumine en dissolution. — Guer- « SAWT père, Dictionnaire de médecine, 2flédit., t. XXVIU, « page 222. »

255. Enfin , M. Becquerel a aussi fait quelques recherches sur les urines des tuberculeux, et il faut reconnaître que, de môme que pour les scrofuleux, il n'est arrivé qu'à des résultats assez vagues; nous allons cependant les indiquer. « Le degré plus ou moins avancé de l'altération du « poumon (dit cet auteur, loc. cit.); Pintensité variable du « mouvement fébrile qui l'accompagne; la prédominance « de certains accidents, comme la dyspnée ; l'intervention « d'une hémoptysie abondante ; l'existence de sueurs co- « pieuses ou d'une diarrhée considérable; la manifesta- « tion de certaines complications , comme d'une pneumo- « nie intercurrente; enfin, le degré plus ou moins grand « d'affaiblissement dans lequel sont tombés les phthysi- « ques : telles sont les circonstances les plus notables, qui « peuvent imprimer à l'urine de ces malades des qualités « très-diverses. »

256. Il résulte évidemment de ces quelques lignes , que les altérations subies par l'urine dans les maladies tuberculeuses sont, pour ainsi dire, doublement secondaires;

» quefois normales, tantôt'augmentées , tantôt diminuées. Bec- » querel. Loc. cit. »>

Il serait assez remarquable que les scrofuleux , généralement si peu sujets à la fièvre, eussent fréquemment offert cette condition de l'urine fébrile ; s'il n'était pas probable que chez les sujets mis en expérience, la présence de tubercules dans les poumons compliquait les symptômes scrofuleux.

c'est-à-dire que les caractères qu'elles acquièrent ne sont pas la conséquence nécessaire de l'intoxication tuberculeuse; mais résultent, ou des complications de la maladie principale (complications qui sont presque toujours inflammatoires), ou de la détérioration causée dans l'économie par les progrès de la maladie.

257. Ainsi, lorsque la maladie est encore latente, et alors cependant que son existence pourrait être déjà révélée par la percussion et l'auscultation, les urines restent normales. Mais au moment du ramollissement des tubercules, alors que la fièvre se manifeste , les urines deviennent fébriles. « C'est ce qu'on n'aurait pas été d'abord porté à « penser, en raison de la débilitation profonde dans la- « quelle le travail de la tuberculisation pulmonaire jette « plus ou moins rapidement tout l'organisme ; mais c'est « qu'à mesure que la tuberculisation fait des progrès, une « fièvre continue s'établit, qui imprime à l'urine les ca- « ractères, que j'ai déjà eu l'occasion de faire ressortir « (Becquerel , loc. cit.). Les sueurs, qui chaque matin terminent le paroxysme fébrile ; la diarrhée, liée à l'existence d'une phlegmasie ulcérative, si elle n'est pas trop abondante, contribuent à priver l'urine d'une partie de son eau et rendent encore plus prononcés les caractères, qu'elle avait reçus de la fièvre.

258. « Mais quand arrive la débilitation , lorsque les «malades tombent dans le marasme, épuisés par des « sueurs et une diarrhée abondante et en proie cepen- « dant à une fièvre violente, alors on observe les urines « fébriles de la deuxième espèce ; c'est-à-dire que la « somme des principes solides, en dissolution dans l'eau, * est plus fortement diminuée que dans les cas précé«

« dents, ce qui est dû à la débilitation , que les malades « présentent. » (Becquerel, loc. cit.)

259. Chez 23 autres phthysiques, qui avaient des cavernes dans les poumons, « les urines furent fortement « diminuées, foncées en couleur, plus ou moins denses, « et laissant fréquemment déposer de l'acide urique, soit « spontanément soit par addition de l'acide nitrique. » (Becquerel, loc. cit.)

Mais dans six cas, pris parmi ces vingt-trois, l'urine ne fut pas fébrile, elle était anémique. « L'observation ap- « prend aussi, que dans les périodes les plus avancés de la « phthysie pulmonaire, X anémie agit plus souvent surVurinc t que la ficvr ; et , si d'autres séries de faits étaient néces- « saires pour confirmer cette assertion , je dirais, que sur « 16 individus atteints d'une phthysie pulmonaire déjà « avancése, dont l'urine fut examinée par M. Andral, dans « le cours de l'année 1838, il y en eut 11 qui présentè- « rent le caractère fébrile et 5 de tout opposés. Dans les « 23 cas cités, observés en 1839, l'urine fut constamment » acide. Chez un des 6, qui avait l'urine anémique, i'urine « se montra plusieurs fois alcaline. » (Becquerel, loc. cit.)

260. De Vépanchemcnt séreux observé chez les scrofuleux et Us tuberculeux. Dans les recherches que nous venons d'exposer sur les altérations du sang et de l'urine, nos lecteurs ont dû remarquer que presque constamment l'ai* bumine du sang était diminuée chez les scrofuleux, tandis qne cette diminution ne s'observait pas constamment chez les tuberculeux* Pour l'urine , ainsi que nous l'avons déjà indiqué* c'est le phénomène contraire. On rencontre trèsrarement de l'albumine dans les urines des tuberculeux ; un eu rencontre presque toujours au contraire chez les

scrofuleux, dont la maladie menace d'avoir une mauvaise issue.C'est cette diminution de l'albumine, reconnuejaussi dans le sang des femmes, en état de grossesse , affectées d'œdème général (1) , qui explique cette même condition lorsqu'elle se manifeste chez les scrofuleux, dans la période ultime et que nous avons eu l'occasion d'observer chez D*** et D*** (voy. obs. xxvieet xxvne 4o et 4i) ; quoique chez aucun de ces deux sujets, nous n'eussions rencontré nulle part d'obstacle à la circulation; condition qu'on peut invoquer pour les tuberculeux, chez lesquels le poumon peut devenir tellement imperméable à l'air et au sang, qu'il s'y établit une circulation supplémentaire, ainsi qu'il résulte des recherches de M. Nathalis Guillot (1). Ajoutons que, tandis que l'infiltration se manifeste toujours chez les scrofuleux , dans la période ultime de la maladie , c'est peut-être à peine si on l'observe dans la moitié des cas, chez les tuberculeux; et, nous le répétons , elle peut être chez eux seulement causée par l'obstacle, qui existe à la circulation, tandis que chez les premiers, comme chez les femmes enceintes , elle résulte de ce que le sang a vu diminuer un de ses principes constituants, qui contribue à le retenir dans les vaisseaux où il est charrié. Ce qui arrive chez ces deux ordres de malades est conforme à ce qui a été observé par M. le professeur Andral : « Il n'y a qu'une

(1) Recherches sur les hydropistes chez les femmes enceintes ^ par le Dr Devillier fils et Rcgnauld. Arch. gêner, de méd. Février, mars et avril 1848.

(1) Description des vaisseaux particuliers, qui naissent dans les poumons tvl erculeux , in JoumoW Expérience. T. i, p. 54& Année 1838.

« seule sorte d'altération de composition du sang, qui en- « traîne nécessairement à sa suite l'hydropisie , et cette « altération , c'est la diminution de V albumine ; par consé- « quent, toutes les fois que l'on verra survenir une hydro- « pisie, que l'on croira devoir rapprocher de quelque mo- « dification éprouvée par le sang , on devra nécessairement « rechercher, si ce liquide n'a pas perdu de son albumine.» {Hématologie.)

261. Naus allons essayer de résumer en quelques lignes ce travail, qui est le fruit de plusieurs années de recherches.

1° Il existe incontestablement des analogies que nous nommerons symptômatiques, entre le tubercule et le scrofule; c'est-à-dire que l'un de ces deux principes morbides, le principe tuberculeux , peut se traduire par des symptômes , qui paraissent appartenir au second ; mais il n'en est pas de même pour celui-ci.

2° Le tubercule a, pour ainsi dire, son individualité morbide, son élément moléculaire, le globule tuberculeux, qu'on retrouve souvent dans les manifestations scrofuleuses du tubercule.

3° Le scrofule manque absolument de cet élément moléculaire morbide, et on n'arrive à prouver son existence, que par la constance des effets qu'on lui attribue.

4° Le tubercule a son siège principal, unique même dans les organes intérieurs ; et dans les manifestations à l'extérieur, il y a irradiation du principe morbide du centre à la circonférence.

5° Le scrofule procède d'une façon toute différente ; il se manifeste à la peau , au périoste , et s'irradie ensuite vers

les organes intérieurs, qu'il ne désorganise jamais cependant de la même façon , que le tubercule.

6° Le tubercule, malgré l'appauvrissement du sang, qu'il détermine toujours, n'y détruit point, dumoins dans les premiers temps, l'élément inflammatoire, la fibrine j ce qui rend si bien compte des phénomènes phlegmasiques , qui compliquent si souvent, et qui accélèrent toujours sa marche désorganisatrice.

7° Le scrofule appauvrit aussi le sang , mais en même temps il parait y annihiler l'élément inflammatoire. Aussi les inflammations compliquent-elles rarement le scrofule, et cette complication , quand elle se manifeste, est souvent favorable à la guérison.

8° Toutes les altérations observées dans le sang , dans les urines des tuberculeux et des scrofuleux, sont évidemment consécutives; elles ne sauraient être considérées comme la cause de ces deux maladies, dont le principe est cependant très-probablement dans le sang.

9 Enfin , le tubercule n'est jamais curable ; dumoins la guérison constitue-t-elle une très rare exception : tandis que le scrofule est presque toujours curable.

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