Garanties solidaires , ou demi'-association
C. 4. — 7. Association simple ^demi-attraction industrielle, C. 5. — 8. Associât, composée, pleine attract, industrielle.
Dans un chapitre spécial , \'éleïvdt^\ ÇAVXA«.<îfcR\Vft.*^^f5^^'î^ périodes, U suffit de ces iveul i^t^tKvfev^^ ^'^va V.'^ -îis^^x^^v donner dans une Prélace,
Chacune de ces périodes est subdivisée en 4 phases , Enfance, Adolescence, Virilité et Caducité, puis en sous phases d^ambigu et d'apogée.
La période Civilisée , où nous nous trouvons , est arrivée i aa 5.* phase , selon Téchelle suivante :
Tableau B.
l.** PHASB. — Féodalité nobiliaire et théoertUique» 2.» PHASB. — Anarchie démocratique.
Apogéb. — Plein essor des sciences fixes, 3.e PHASB . — Anarchie mercantile.
L* PHASE. — Féodalité industrielle.
Amèigu de Civilisation et Garantisme,
Nous en sommes au règne de Panarchie mercantile, qui constitue la 5 • phase de Civilisation. Nos philosophes n'ont pas su nous élever â la 4.« , qui , sans être un étal heureux , offre d^à Tavâutage de restreindre Tesprit mercantile et Finfluence du monopole maritime. II chancèlerait si Ton passait â la sousphase nommée Ambigu ^ et il tomberait tout- à fait si Ton s'élevait seulement à la première phase de la période 6.' , qui , selon le tableau Â, est le mécanisme des garanties solidaires ou état de Garantisme.
La Civilisation , au contraire , est un mécanisme de licence individuelle , qui ne fournit des garanties ni à la masse contre rindividu , ni â Tindividu contre Ta masse. Fondée sur ces denx caractères anti- sociaux, la Civilisation n'est pas môme un germe de raison sociale , encore moins un perfectionnement oe la raison , titre qu'elle s'arroge efft'ontément. — Le règne de la raisou ne peut commencer qu'avec le règne des garanties. La Civilisation les rêve , sans savoir en établir aueune.
Le régime des garanties sociales formant la 6.* période de Tenfancc humaine , tableau A , doit assurer au plus pauvre des hommes , plus de bien être , quMl n'en trouverait dans l'état de nature brute , ou Sauvagerie. L'homme est toujours fondé à se révolter contre Tétat social et à en méconnaître les lois , s'il n'y trouve pas plus d'avantages que dans l'état de nature. Et quels sont les biens dont il jouit dans l'état sauvage , les droits naturels qu'il y exerce pleinement? Ce sont :
( 1- Chasse. 5. Ugue intér.^ ] ,, LiBBRTÉ ) 2. Pêche. n F«.^.,-^v,„^^ ( Minimum
NATURELLE. 1 3. Cueillette. Z' '^'^^^'f^r' l PftOPORTIOÏfN.»
■ 4. Pâture. 7- Volextérteur. ]
Les droits 1,2,5, 4, constituent le droit au travail , qui , ' dws ces 4 branches , n'est refusé à aucun Sav^va%<i. Zes droits 5,6, 7 , sont de très belles pvèîo^^\À^^ <^»w\.
notre peuple est privé et dont le Sauvage a la pleine jouissance. - L^ensemble de ces 7 droits constitue la liberté naturelle qufe possède le Sauvage.
La société Civilisée dépouille Thommë de ces 7 droits , dont Tensemble constitue la liberté. Elle ne lui donne aucun équivalent , pas même pour les 4 premiers , qui forment le droit au travail attrayant» La Civilisation n^assurepas même à son peo*« pie un droit au travail répugnant et salarié dont il est souvent privé. 11 ne faut donc pas s'étonner si la nature , dont les inipirations collectives sont toujours justes , inspire au Sauvage une aversion insurmontable pour cette industrie Civilisée, contraire aux 7 droits naturels.
Pour compenser la privation de ces droits , le seul moyen serait d'assurer à Touvrier Civilisé un minimum proportionnel dont le Sauvage ne jouit pas, un bien-être assorti ao progrés des sciences et des arts , de manière que le moindre des Civilises fût mieux traité que les Sauvages principaux, les chefs de horde.
Mais du moment où le peuple Civilisé serait assuré de Jouir de ce bien-être , il refuserait le travail agricole , manufacturier et domestique , toujours répugnant hors du régime que je décrirai dans cet abrégé , sous le nom de Séries industrielles ou Séries passionnées. L'industrie ne peut pas être attrayante dans les 5 sociétés , Civilisée , Barbare et Patriarcale.
Delà vient que la société Civilisée est forcée à être spécnlaliveulent injuste , en méconnais.sant le dl-oit du peuple au travail et au minimum d'entretien dans le cas d'infirmité ou cessation de travail.
On lui accorde bien un droit d'hôpital , mais c'est une dérision , une torture : le pauvre est traité comme un nègre dans les hôpitaux; il les redoute et les déteste; encore n'en existet-il que dans les villes , et point dans les campagnes « où un malade pauvre est abandonné.
({ Refuser au peuple le droit au travail et au minimum , c'est l'assassiner, le ravaler au dessous de Tesclave qu'un maître est obligé de nourrir : aussi pour échapper à cette crainte de famine , les serfs polonais vont-ils se revendre quand on leur donne la liberté. })
Le minimum ne peut erre concédé que dans le cas où existerait l'attraction industrielle qui garantirait — d'une part, l'empressement du peuple à exercer l'industrie agricole , manufacturière et domestique , malgré le minimum d'entretien qui lui serait avancé ; — d'autre part, l'assurance de recouvrer sur le produit du travail devenu attrayant , l'avance qui serait faite au peuple, en fournitures journalières , par la régence du canton.
Si la Philosophie voulait èlre \usle ewîct% V^^xwjwj *^^N^^^ reconnaftre le droit à uq mimmum d*cuVt«>X^\\ > 0\^ i >s»?^^'**^
fait de fait le devoir de découvrir le régime d'attraction industrielle. Or, rengngeraenl de recherches et découvertes est une corvée qu'elle veut éviter. La fabrique de systèmes et de controverses est un métier commode ; la tentative de découvertes est au contraire une carrière ingrate , soit par les lenteurs d'invention et l'incertitude du succès , soit par les dégoûts dont leszoïles abreuvent un véritable inventeur.
. De là vient qu'aucun écrivain n'a voulu s'occuper de ce pro* blême de l'attraction industrielle , quoiqu'on sache fort bien que le bonheur du peuple dépend de la solution dudit problè* me , d'où dépend aussi le repos de la classe riche , toujours eu péril , tant que le peuple , aigri par la misère , est dans un état de guerre intentionnelle avec les propriétaires^ qui , de leur côté , sont ^n guerre active avec lui , et obligés de se concerter pour museler et hébéter ces fourmilières d'affamés.
De toutes les questions de politique civilisée , il n'en est pas de plus faussement envisagée que celle du progrès social.. Les savants, les monarques, les peuples, tout s'y trompe; il ne règne sur ce sujet que d'épaisses ténèbres , qu'il sera fort aisé de dissiper en faisant usage d'une échelle sociale appliquée aux phasea.
J'ai donné plus haut une échelle de périodes ; or , chaque période se subdivisant en à phases et a sous-phases , la carrière totale de 56 périodes assignées aux genre humain, doit se subdiviser en 144 phases et 72 sous-phased.
Nous allons en examiner seulement 20 des plus voisines de l'âge du monde , et tout lecteur qui voudra procéder à ce court examen en recueillera l'avantage de comprendre la déso« lante énigme des destinées , sur laquelle ont échoué 50 siècles savants; de pouvoir réfuter toutes les gasconnades politiques sur le vol sublime et les perfectibilités perfectibi lisantes; prononcer en dernier ressort sur tout débat de politique sociaje ; savoir juger arithmétiquement sur le progrès réel ou faux ; démontrer que ceux qui chantent le vol rapide , n'ont pris que le vol de l'écrevisse, et nous dirigent en sens rétrograde. Il sera plaisant dé leur prouver qu'avec leurs £(00,000 tomes de philosophie , ils conduisent le monde social à reculons ; que le peu de progrès qu'on a fait n'est dû qu'à Tinstinct, qu'au nasard, et nullement à leurs sciences politiques et morales, qui ne savent pas même faire en avant un pas de tortue , le faoile progrès de la 5.« à la 4.« phase de Civilisation.
Tableau G.
ËCBBLLE CPMPAENANT 20 PHASES ET S0US-PHASE8 DE L*EKFANCB DU MONDE SOCIAL.
F. Ambigu de Barbarie et Civilisation,
^ . 21 . i." phase de Civilisation.
g |22. 3.0 phase de Civilisation.
FF. ÂpogJe de la période.