‹ De l'ancienne FranceChapitre 70 sur 105 · DE DIVERS AUT1U.S ORDRES OK CIIEVALKRIE · texte numérisé non relu

DE DIVERS AUT1U.S ORDRES OK CIIEVALKRIE

preuves de courage. Leur nombre était fixé à vingt'Six. £11 tout temps , ils devaient porter une ceinture de velours bleu céleste , sur laquelle était brodé eu or le mot Espérance.

Ordhe de la Passion de Jésus-Christ. Richard II , Roi d'Angleterre , et Charles YI , Roi de France, instituèrent cet Ordre en i34o et i4oo, dans la vue de secourir les chrétiens opprimés dans la Terrq-Sainte. Les Chevaliers lin ut vœu de pauvreté et de fidélité t conjugale : leur nombre devait être porté à cent mille ^ mais ces rëglemens n*ont jamais eu leur entière exécution.

Cet Ordre ne s'est point illustré , et n'a pas été de longue durée.

Ordre de lUermine et de l'Épi, institué en i38i par Jean IV, Duc de Bretagne, surnoimnc le Vaillant Les Dames étaient admisés dans cet Ordre qui , dans son origine , ne portait que le nom S Hermine.

Ordre de la Couronne, institué en i3r)o, par Enguerrand, Comte de Soissons, Seigneur de Coucy. La décoration était une couronne brodée sur le bras droit de l'habit.

Oadee du Camail et du PoRC-Epic. l^ouis de France, Duc d'Orléans, institua cet Ordre en i394; il eut pour but de s'attacher les grands, et leur fît prêter serment de défendre TEtat, la religion et le Souverain; le nombre des Chevaliers fut fixé à quinze; mais Louis Xll Taugmenta. Cet ordre n*^sta pas au-delà du seizième siècle.

Ordre de lïksvEhXi d'or et d'argent. Jean, Duc de Bourgogne , fils de Louis XII , institua cet Ordre

■39B i>£ DfVEBS AtlTREft ORDRES DE CH£VAL£RIB.

en T4r4v pour donner aux grands un moyen d'éviter

l'oisivL'tr, (le se signaler dans les arincs, et de se dévouer au service des dames. J^s Chevaliers juraient de s*ainier, de se défendre, de s'aider et de se battre à outrance pour Famour des dames, contre gens nobles provoqués à cet effet. Cet Ordre fiit de peu de durée. Ces Chevaliers portaient, les dimanches, à la jambe, un anneau, ou fer de prisonnier, pendant à une chaîne; celui des Chevaliers était d'or, et celui des écuyers d'argent.

Ordre de la. CHARrré cHRÉnsNif e. Henri III , Roi

de France , créa cet Ordre en iSSq, pour les officiers et pour les soldats invalides à qui il donna, à Paris, une maison nommée la Charàé chr^ienne. Il paraît que les troubles qui agitaient la France sous le règne de ce monarque empêchèrent l'entier établissement de cette noble institution. . Sa devise était : Pour twwr servi fidèlement.

Ordre du Cordon jaujne. Charles 11 de Gonzague, Duc de Nevers, institua cet Ordre en 1606. C'était une compagnie de Chevaliers catholiques et protestans qui s'engagèrent à protéger les veuves et les orphelins.

La devise était : Domine , probeisti me. Les Bénédictins, dans leur Avt de vérifier les dates, ne font aucune mention de cette institution.

Ordre de la Madeleine, projeté en 161 4 par Jean Chenel, Seigneur breton, pour opposer la raison et la religion à la fureur des duels. Louis XIII iavorisa cette «ntreprise, qui ne réussit pas, et disparut en peu de temps. La devise était : U amour de Dieu est pacifique.

CHEVALERIE DKS DAMES.

Ordke de la Mouche- A-MiBL. Cet Ordre, commun

aux deux sexes, fut crée à Sceaux , en i7o3,par f^ouise- Bëaédictiae dv Bourbon, femme du Duc du Maine. Cette princesse le donna aux personnes de sa cour; la devise était : Piccola si, ma fa pur gravi k serite ( i ).

Ordre du Pavillon, institue en 1 7 1 7 par Louis X V, «1 l'âge de huit ans, pour les jeunes Seigneurs de la cour : cet Ordre fut d'une courte durée.

Ordre DE la Gonstattce. Au mois de septembre 1 770, on trouva dans le vieux château deCliaource, près Barsur-Seine, les anciens statuts d*un Ordre de la Constance qui y avaient été déposés depuis plusieurs siècles. Quelques seigneurs du pays, ont essayé vainement de les remettre en vigueur.

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