‹ De l'Anévrysme Artério-Veineux: De l'AisselleChapitre 12 sur 20 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(RokETANsKy Die Wichbegsten Kranken der arterien, Wien 1852).

Du volume d’un œuf {de poule, depuis 33 ans. Le bras est trois fois plus volumineux que celui du côté Opposé.

Ligature dela sous-clavière. Hémorrhagie secondaire le quatorzième jour, mort le vingt-troisième.

OBSERVATION VIII (COMBALAT).

G.. Alexandre, 55 ans, 13août1879 à l'hôpital. Individu robuste et vigoureux. Pas de syphilis, pas d’alcoolisme.

Début il y à dix-sept mois environ. Il faisait une manœuvre lorsque le filet qui le soutenait venant à se rompre il fit une chute de 6 mètres de haut et vint tomber les bras étendus sur un compas de charpentier, La pointe de l'instrument pénétra profondément dans le bras gauche. Hémorrhagie considérable; jetde sang artériel, syncope. Comme il était en pleine mer on lui fit une forte compression du bras. L'épaule nous dit G.,devint noire, gonflée et douloureuse. Six jours après il toucha à Sainte-Hélène où un médecin lui propose la

désarticulation du bras. Il refuse et voit en quelques jours son bras diminuer. Depuis le bras est revenu à peu près à son état normal; notre marin a repris son service, inais une chose l'inquiète, ce sont les battements continuels qu'il sent à l'extrémité inférieure du creux axillaire. Aussi vient-il consulter le docteur Combalat pour savoir si on pourrait faire cesser ce mouvement perpétuel.

Il existe sur la face interne du bras gauche à 2 centimètres du bord inférieur du grand pectoral, une cicatrice horizontale de 1 centimètre d’étendue. Auniveau du bord inférieur du grand pectoral, près de son insertion humérale, on voit une tumeur à peu près globuleuse formant sous la peau plus qu'une saillie hémisphérique, grosse comme une noix. Elle a 3 centimètres de long sur ? de large.

Dans le sens de la longueur le bras étant appliqué contre le tronc, 1 centimètre de la tumeur apparait sur la face interne du bras, les 2 autres centimètres remontent sur la face externe du creux axillaire. Cette tumeur a un mouvement expansif régulier, ses battements sont isochrones à la systole ventriculaire c'est-à-dire à la diastole artérielle. En dedans de cette tumeur il en existe une autre moins saillante, molle, aplatie, fusiforme, grosse comme une amande, remontant moins haut mais descendant 1 centimètre plus bas. Cette dernière a bien des battements réguliers mais ils sont moins prononcés que les précédents et ne paraissent dus qu'au voisinage de la première tumeur.

La première tumeur est dure, consistante mais un peu dépressible à son centre. #1 l’on applique le doigt

sur cette tumeur pulsatile, on découvre un frémissement particulier, frémissement externe, thrill. Ce bruit vibratoire est continu avec renforcements systoliques. Le thrill est observé aussi sur la deuxième tumeur, et surtout sur l’espace compris entre celle-ci et la première. Ce frémissement vibratoire se prolonge à la fois sur les artères et sur les veines. Si l’on comprime la première tumeur elle ne disparaît pas totalement, la seconde au contraire disparaît complètement, elle diminue beaucoup par l'élévation du membre alors que la première ne change pas d'aspect. La compression de la veine basilique entre le cœur et la tumeur redouble l'énergie des battements de celle-ci. Si lon comprime à la fois l'artère axillaire et la veine basilique au-dessus des tumeurs, on remarque que la tumeur située sur le trajet artériel diminue un peu tandis que la tumeur veineuse diminue très sensiblement. L’auscultation : Bruit de souffle à double courant rappelant le bruit d'un souffle de forge. Il est ‘continu avec renforcements systoliques.

Les veines du bras surtout et de l’avant-bras gauche sont très apparentes, dilatées, ampullaires, tortueuses, comme des veines affectées de varices et animées de battements. A l'artère radiale : pulsations régulières mais moins fortes que du côté droit.

Atrophie assez prononcée du bras et de Favant-bras gauche, de la région palmaire moyenne et surtout de léminence thénar. Mouvement d'opposition du pouce peu prononcé. Le malade accuse un engourdissement surtout prononcé à l'extrémité des doigts.

H y a de l’anesthésie dans le pouce, l'index, le mé-

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