‹ De l'Antechrist, recherches et considérations sur sa personne, son règne, l'époque de son arrivée et les annonces qu'en font les événements actuelsChapitre 7 sur 66 · III. LES RICHESSES DES JUIFS · texte numérisé non relu

III. LES RICHESSES DES JUIFS

Tel sera le troisième ressort au service de l’Antéchrist. L’on sait que les enfants d’Israël, dispersés depuis si longtemps sur le globe, attendent encore le Messie promis si souvent et si solennellement à leurs pères, les patriarches Abraham, Isaac et Jacob. C’est cette attente obstinée qui, dans les desseins de la Providence, contribue le plus à nourrir en eux leur opiniâtre attachement à la loi de Moïse, qui les empêche d’embrasser le culte des nations au

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milieu desquelles ils \ivent, et les maintient constamment distincts et séparés d’elles.

Quand l’Antéchrist apparaîtra, revelu d’un pouvoir immense, orné d’une science extraordinaire, et se donnant pour le véritable Fils de Dieu, ils seront les premiers, parmi les peuples, à se laisser séduire et à placer en lui une foi entière et aveugle. Abandonnés à leur sens réprouvé en punition de leur fatale persévérance à renier le nom de Jésus-Christ, ils donneront au monde le premier exemple de ce blasphème horrible contre le Dieu du ciel et son Christ, dont parle saint Jean : « Qui est semblable à la Bêle et qui pourra lui résister? Quis similis Bestiœ? et quis poteril pugnare cum eâ (1). » En notre temps, les Juifs en général sont trèsriches. Placés à la tête des plus puissantes maisons de banque de l’Europe, ils sont les créanciers de presque tous les Etals du globe; les capitaux affluent en masse dans leurs mains ; leur commerce s’étend de toutes parts ; et tous les marchands de l’univers dépendent plus ou moins d’eux, surtout en ce sens qu’ils sont obligés d’avoir recours à leur crédit plus ou moins fréquemment selon le besoin qu’ils ont de lettres

(1) Apocalypse, chap. xiii» .verseH.

de change et d’argent. Qui ne connaît leurs noms et n’invoque leur appui dans les grands centres d’affaires, comme Paris, Londres, Vienne, Madrid, Saint-Pétersbourg, Moscou, Hambourg, Constantinople et Berlin ? Ces rois de la finance, assis sur les caisses d’or de leurs bureaux, font parfois trembler les plus puissants potentats sur leurs trônes séculaires.

Ce n’est pas ici le lieu d’examiner comment les Israélites sont parvenus à accaparer de la sorte les richesses de ce monde. L’origine de cette opulence vient de l’interprétation fautive et injuste qu’ils font de ce verset de leur loi, qui « leur défendant de prêter à usure à leurs frères, le leur permet à l’égard de l’étranger. » Non fœnerabis frairi tuo ad usuram... sed aliéna (1). Les Juifs ont donc été constamment fidèles à 'se procurer entre eux soutien, argent et crédit, comme aussi à prélever les plus fortes usures «sur les peuples qui leur ont donné l’hospitalité et qu’ils ont eu le soin de regarder comme des étrangers, et par suite comme une riche proieà exploiter. Par leur constance dans cette idée et surtout dans cette pratique, ils ont réussi à ramasser et consigner entre leurs mains presque

(1) Deutéronome, chap. xxiii,vers. 19 et iO.

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tout l’or des nations. Ce fut cet accaparement, plus grand peut-être alors qu’aujourd’hui, qui aux siècles du moyen-âge, excita en plusieurs pays tant de haines, tant' de murmures et quelquefois aussi tant de violences conlreces avides etrapaceji fils d’Israël.

A considérer le progrès actuel de leurs richesses, il est certain qu’ils auront une aptitude merveilleuse à fortifier le parti naissant de l’Antechrist. I^ur naturelle aversion contre les chrétiens, jusqu’alors retenueel hypocritement voilée, jettera tout à coup son masque. S’imaginant qu’il est enfin arrivé, leur libérateur si longtemps attendu, ils s’insurgeront de toutes parts, afin de faire de puissantes diversions en sa faveur et de l’aider à la conquête du monde entier, dont ils regarderont la couronne comme lui étant légitimement due en sa qualité d’envoyé du Très-Haut.

Que le lecteur français ne se laisse point allet à la tentation de révoquer en doute ce que J’avance. Son hésitation, s’il en a quelqu’une, peut uniquement provenir de ce qu’il ne connaît point suffisamment l’état actuel de la nation juive dispersée dans l’univers. On aurait le plus grand tort de croire que ses membres sont partout

aussi inoffensifs qu’ils paraissent l’être en France^ où il se trouvent peu nombreux, peu fanatiques, associés à tous nos droits civils et politiques, et forcés de toute manière de mettre en pratique notre civilisation et nos mœurs. Pour connaître à fond l’esprit qui domine aujourd’hui dans Israël, les forces dont il peut disposer et la haine qu’il a contre le christianisme, il faut examiner ce qu’il est, ce qu’il dit et ce qu’il fait en Russie, en Turquie, en Allemagne, en Asie et en Afrique.

Le prince de Melternich qui, comme on sait, fut pendant quarante ans le premier ministre de l’empire d’Autriche et était sans contredit l’homme le plus au courant des affaires de l’Europe, disait en 1849 : « Il y a dans l’Allemagne des éléments révolutionnaires qui n’ont pas encore servi et qui sont redoutables, l’élément Juif, par exemple; il est, je crois, ihoffensif chez-vous. (Le prince parlait à un célèbre publiciste français.) En Allemagne, c’est tout différent. Les Juifs occupent le premier rôle et sont •des révolutionnaires de première volée. Ils ont des écrivains, des philosophes, des poètes, des orateurs, des publicistes, des banquiers, et sur

tête et dans le cœur tout le poids de l’an-

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«ienne ignominie. Ils auront un jour redoutable pour l’Allemagne, probablement suivi d’un lendemain redoutable pour eux (1). »

§ IV. l’aide des INCBÉDCLES ET DES IMPIES.

• A l’époque de l’arrivée de l’Antéchrist, l’impiété lèvera partout la têté. Encouragé par , la multiplication et l’audace inouïe de ses adeptes, le démon osera tenter son dernier et suprême effort contre Jésus-Christ et son Eglise, en formulant le mal et en le concentrant dans l’Homme de perdition. Il s’efforcera, comme nous l’avons dit plus haut, de le rendre tout à fait semblable à lui, d’en faire, s’il est possible, un autre luimême. Or il n’est pas douteux que tous les hommes profondément pervers, à la vue des rudes coups portés au royaume de Dieu ici -bas par le plus puissant des potentats, ne l’applaudissent de tout leur cœur, ne l’encouragent de leurs ardentes sympathies, ne l’aident fortement de leurs bourses et de leurs personnes.

Pleins d’une joie satanique, ils saisiront cette solennelle occasion d’assouvir leur implacable haine contre la Religion véritable et de travailler

0)L’C^nû’m du26juin 1859.

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efficacement à la complète destruction de ces deux grands noms de Christ et à'Eglise qu’ils ont toujours eus en horreur, parce que ce sont des reproches éternellement vivants de leur corruption et de leur malice. Ils s’insurgeront donc avec fureur : ils s’échaufferont mutuellement au fanatisme de l’impiété en répétant ces paroles :

« Venez, coalisons-nous, anéantissons ce Christ qui se dit l’héritier du ciel. Mettons tous ses partisans à mort, et nous régnerons enfin à sa place, » comme notre cœur le désire : Hic est hœres, venüe, occidamus eum et habebimus hœre- • dilalem ejus (1).

Au reste, l’histoire des dix-huit cents années du Christianisme est là pour nous démontrer par une universelle expérience que l’impiété a toujours fait cause commune avec le despotisme, quand il s’est agi de persécuter l’Eglise catholique , et que les impies n’ont jamais manqué de venir en aide aux tyrans pour l’oppression des peuples. Ces prôneurs intarissables de la liberté, nous les avons vus à l’œuvre. Jamais on ne rencontra de plus intrépides amants de l’arbitraire et de la tyrannie. Licence effrénée pour eux-mêmes et joug de fer pour les autres ; à eux

(») Evang. selon saint Matthieu, chap. xxi, v. 38.

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liberté de tout détruire et défense à autrui de rebâtir, voilà en réalité leurs plus sacrés dogmes. Je sais qu’un certain nombre les renie, criant à l’injustice quand on les leur jette à la face. Mais leurs discours et leurs actes sont là, sculptés et gravés dans l’incorruptible histoire.

Il est donc clair comme le jour que l’Antéchrist, en venant s’asseoir au trône de l’univers, trouvera autant d’auxiliaires et de complices qu’il y aura d’incrédules et d’impies sur la terre. Or cette espèce d’hommes sera malheureusement très-nombreuse, puisque Notre-Seigneur, parlant de l’état du monde en cette déplorable époque, prédit en termes formels que « la charité du plus grand nombre se sera refroidie, » et nous donne à entendre que la foi risquera d’être partout éteinte (1).

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