‹ De l'application des sciences physiques et chimiques à la pathologie et à la thérapeutique générales; en apprécier les avantages et les inconvenientsChapitre 16 sur 16 · DE PATHOLOGIE ET DE THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

DE PATHOLOGIE ET DE THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALES

VACANTE A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTPELLIER , PAR LA MORT DU PROFESSEUR RISUEüO.

4mc Épreuve. — Titres antérieurs.

A MM. les Juges du Concours.

Messieurs ,

J’aime à croire que cette quatrième épreuve n’est pas, à vos yeux, une simple formalité, et que les titres antérieurs d’un candidat sont pour vous des droits sacrés que vous vous garderez bien de méconnaître. Oui, Messieurs, j’aime à me persuader que si les épreuves subies en votre présence avaient toutes eu cette sublimité de vues qui résulte des

doctrines médicales de la nouvelle Cos, et n’avaient rien laissé à désirer ; si , conséquemment , les épreuves subies en votre présence rendaient tous les candidats également dignes de la chaire , votre conscience — qu’aucun de vous ne veut damner — fixerait votre choix d’après l’appréciation des titres antérieurs ; et le candidat qui en présenterait le plus, qui surtout en compterait de plus afférents à la chaire mise au concours, serait déclaré par vous être celui qui la mérite le mieux.

Permettez-moi donc de vous rappeler :

1° Que j’ai 21 ans de doctorat, et qu’avant ce titre j’avais, dans de petits concours, obtenu de petites places auxquelles n’aspirent que les élèves studieux : telles furent celles de Chirurgien externe à Sl-Éloi, en Juin 1823; d’Élève de l’École pratique d’anatomie et d’opérations chirurgicales , en Avril 1824, et de Chef de clinique médicale adjoint, en Juin 1827 ;

2° Que j’ai servi l’État en qualité de Chirurgien de la marine pendant 5 ans, et que j’ai été Chirurgien-major de différents brigs ou gabarres , ce qui me donnait la responsabilité médicale de tout l’équipage ;

3° Que je suis Agrégé depuis le commencement de 1843, et qu’en cette qualité, j’ai fait le service

de clinique chirurgicale et le cours d’accouchements;

4° Que déjà, depuis 1834, je faisais annuellement des .cours d’accouchements , de maladies des femmes et de maladies des enfants, cours dans lesquels je me suis toujours efforcé de prouver que l’étude des spécialités n’a pour but que de faciliter l’enseignement, mais qu’elle ne doit pas faire perdre de vue l’unité de la science médicale;

5° Que j’ai concouru ciNQfoispourleprofessorat, et que l’un de ces concours a eu lieu à Paris , où je suis allé uniquement pour repousser par moimême cette assertion de certaines gens, savoir : que si Montpellier l’emporte sur Paris par la philosophie médicale, la chirurgie est moins avancée dans notre ville que dans la Capitale. Je ne me contentai pas, du reste, de soutenir publiquement les idées médico-chirurgicales de Montpellier, mais je dédiai ma thèse à celte École, pour la défense de laquelle j’avais déjà fondé ma Gazette Médicale.

Je vous signale cette multiplicité de concours, pour des chaires spéciales, avec d’autant plus de confiance , que le Journal des Connaissances médicochirurgicales dit, dans son n° du 15 Mars : « N’est- » ce pas l’ensemble de ces spécialités qui constitue » la pathologie et la thérapeutique générales; et

» qui peut mieux coordonner le tout que celui » qui en possède à fond toutes les parties? »

Cette multiplicité de concours a donné lieu à un nombre de thèses que vous connaissez tous, et que je ne vous citerai pas; mais indépendamment de mes thèses de concours, indépendamment de quelques discours d’ouverture , indépendamment de divers mémoires insérés dans différents journaux de médecine, y compris le Bulletin de l’Académie, j’ai des publications auxquelles j’attache plus de prix, et que, par conséquent, je signale plus particulièrement à votre attention.

Ce sont :

1° Une Etude du choléra, à l’usage des gens du monde ;

2° Les articles avortement , vers, scrophules et sage-femme , insérés dans l’Encyclopédie du XIXe siècle ;

3° 23 feuilles grand in-8° d’une nouvelle édition de la Méthode ïatraleptique du docteur J. -A Chrestien;

4° Une Exposition sommaire des principales doctrines médicales.

En effet, Messieurs, l’idée de publier, en 1835,

mon Elude du choléra-morbus , à l’usage des gens du monde , me fut suggérée par le désir d’utiliser

l'expérience que j’avais acquise de cette maladie , à Brest, en 1832, et de diminuer les exagérations de la peur que cause cette cruelle épidémie. Il est vrai que j’eus la satisfaction de voir lire ma brochure avec une avidité telle, que je fus obligé d’en donner une seconde édition. L’an dernier, le cholëra-morbus ayant reparu, j’ai réédité mon Étude, et j’ai eu soin d’y intercaler les nouveaux documents propres à confirmer mes premières assertions rassurantes. Ayant philanthropiquement adressé ma brochure aux Maires des villes où l’épidémie a le plus sévi, j’ai eu la satisfaction de voir le Maire de Marseille m’en demander un plus grand nombre d’exemplaires, et le journal Le Nouvelliste reproduire en entier mon travail.

Si je vous signale spécialement aussi les articles avortement , sage-femme , scrophules et vers 7 qui sont dans l’Encyclopédie du XIXe siècle , c’est que mon nom figure, dans ce grand répertoire des sciences, à côté des plus grands noms de la Capitale, honneur dont je suis moins fier pour moi que pour l’École médicale à laquelle j’appartiens.

Les 23 feuilles que je vous soumets, d’une nouvelle édition de la Méthode ïatraleptique de mon Oncle, ont pour btit de vous prouver que si j’annonce ce travail depuis long-temps, je m’en occupe avec la lenteur qu’il mérite et à laquelle me condamnent d’autres occupations. D’ailleurs , la

publicité que le Journal de médecine de Lyon , le Journal des Connaissances médico-chirurgicales et le Bulletin général de thérapeutique ont bien voulu donner à des fragments que je leur ai communiqués , me fait espérer que vous voudrez bien m’excuser d’attacher quelque prix à ce travail de pathologie et de thérapeutique.

Enfin , mon Exposition sommaire des principales doctrines médicales étant un travail dont le sujet m’avait été donné par l’Académie de médecine, à propos du Concours-Moreau-de-la-Sarthe , vous y trouverez la mesure du prix que j’ai de bonne heure attaché à la généralisation de ce que j’ai étudié avec le plus de détails, et même enseigné, plus tard , dans des cours spéciaux.

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