‹ De l'appréciation des appareils orthopédiques. Thèse. Présentée au concours pour la Chaire de médecine opératoire de la Faculté de médecine de Paris, 28 janvier 1841Chapitre 35 sur 47 · COU EN ARRIÈRE · texte numérisé non relu

COU EN ARRIÈRE

Il est assez rare d’observer cette flexion indépendamment de tout autre état maladif. On ne la rencontre, le plus souvent, que chez de très jeunes enfants auxquels on a laissé par négligence pendre la tète sans la soutenir. Le poids de L'encéphale remportant de beaucoup, chez

eux, sur celui de la face, concourt encore à cette flexion. Comme causes déterminantes, il y a encore des poids trop lourds portés sur la tète, etc. La courbure cervicale étant fort augmentée , la tète s'enfonce entre les épaules, le menton se porte en avant, les yeux se dirigent en haut, les mouvements de rotation deviennent difficiles ; le larynx et le corps thyroïde font plus de saillie en avant.

Cette flexion se lie ordinairement à la saillie trop forte du dos en arrière, la tète sert de contre-poids a la colonne vertébrale qu^en traînent en avant les autres viscères. On Pobserve aussi chez les sujets atteints de la maladie de Pott, qui, toujours ramassés sur euxmèmes , cherchent a éviter tout mouvement deFépine si pénible pour eux.

A part Péloignement des causes qui ont produit la lordose cervicale , il n’y a que des moyens gymnastiques très-simples qui soient le plushabituellement employés : faire porter de légers fardeaux sur la tète des enfants qui ont le cou disposé à se renverser, en ayant soin de placer ces fardeaux un peu en arrière. Leur faire souvent ramasser a terre de petits objets; de plus on aura soin de les coucher, la tète un peu élevée ; et enfin les bandes contentives pourront être employées. Si ces moyens ne suffisent pas, on aura recours a l 'appareil que nous avons décrit pour la flexion en avant, en ayant soin de rappliquer en sens inverse que pour la cyphose.

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