OBSERVATION XVII
(Franchomne et Parisot. — Thèse Parisot, 1890. — Thèse
Buneau. Paris, 1900.)
ts
2 novembre 1898. — Fillette de douze ans, chevelure prise dans l’axe de transmission d’une machine à coudre, arrachement des téguments du crâne,du front à la moitié de la nuque. Jausset de Lille procède à la mise en place du lambeau, en situation régulière, en suturant aux crins de Florence ; le lambeau devient verdâtre, au-dessous on trouve de la crépitation et de la fluctuation, la température monte à 395 le soir, le flambeau s’élimine peu à peu jusqu'à la nuque, lais-
sant une suppuration qui dure six mois.
Il se produisit en même temps des hématomes qui, ayant atteint quelque volume, s’'épanchaient au dehors. Au bout de huit mois environ, le crâne fut recouvert d’une couche de bourgeons assez unis, n'ayant plus de tendances à l’hémorragie sur les bords, cicatrisation centripète de 1 centimètre. On essaya, sans succès, des greffes dermo-épidermiques empruntées à l'abdomen d’un jeune chien.
Juillet 1900. — Vingt mois après l'accident, greffes de Thiersch, prises sur la cuisse de la malade, bon résultat et en trois séances, la surface dénudée est entièrement recou- ! verte ;la guérison semble complète le 15 octobre 1900 ; mais de décembre 1900 à février 1902, la surface cicatricielle subit des destructions partielles et répétées, dues sans doute à des frottements sur l'oreille. Ces accidents disparaissent par
le nitrate d'argent depuis 1902.