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En avant, la section passe au-dessous des sourcils et atteint la racine du nez et de là, suit sensiblement le même trajet que du côté droit.
On envoie chercher la calotte arrachée, on coupe les cheveux, on la lave au savon puis au sublimé chaud à 1/1000, puis on l’applique sur le crâne de la malade et on la suture à la solution de continuité par 40 points au crin de Florence.
On pratique des ouvertures dans la calotte, pour donner passage à quatre drains.
Cette opération eut lieu sans anesthésie, trois heures après l'accident. Pansement à la gaze iodoformée.
24 août. — Pas de fièvre.
25 août. — Premier pansement, pas de suintement ; les jours suivants pas de température, pas de pus dans les pansements, ce qui permet de raccourcir les drains et d'enlever le 5 septembre les deux drains supérieurs ; à peine trouvet-on quelques plaques sensibles. x
Mar septembre. — On enlève les points de suture dont quelques-uns ont lâché. Le 26 un peu de suppuration à gauche.
29 septembre. — On gratte la couche épidermique mortifiée ; la peau apparaît blanche sur la partie supérieure du crâne et derrière l'apophyse mastoïde gauche.
On fait alors des pansements au sérum que l’on continue
| jusqu’au 2 novembre, date à laquelle on revient äux pansements à la gaze stérilisée : un peu de suppuration qui disparaît très vite.
30 novembre. — Les téguments se continuent sans ligne de démarcation avec la peau de la face ; au niveau des tem-
pes et en arrière, existe une bande de tissu bourgeonnant là
où la calotte s’est détachée ; un peu de rétraction de la pau-
pière supérieure droite.