‹ De l'art et du beauChapitre 13 sur 30 · T.cs Aristoxéniens · texte numérisé non relu

T.cs Aristoxéniens

ganiques; il est faux qu'elles y président seules, ainsi que le reconnoît d'Alembert lui-même S et c'est pour cela que ces lois, fondées d'ailleurs sur l'expérience toujours imparfaite, ne donnent que des rapports approchés. 11 est très-vrai que le jugement de l'oreille est indispensable pour apprécier avec justesse les harmoniques d'un son; il est faux que ces harmoniques ne soient pas soumises primitivement aux lois du nombre, quoique les nombres qui les représentent, calculés sur des bases nécessairement hypothétiques, n'aient aucune valeur absolue, et soient peut-être même incommensurables entre eux.

Le son affecte d'une certaine manière relative à leur nature les êtres doués de sensibilité et d'instinct. Ils agissent par la voix les uns sur les autres, se communiquent des impressions aussi variées que profondes, expriment dans un langage analogue à leurs facultés et à l'organisation qui en est la condition passive leurs appétits et leurs passions, l'amour, la haine, le désir, la crainte, la colère, la douleur, la joie, la sympathie et l'antipathie. Les oiseaux ont leur chant : plusieurs imitent le nôtre. Quelques animaux, des insectes même, dit-on, se montrent sensibles à l'harmonie de nos

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