AA ES
plus loin. Il dit avoir senti alors à la partie interne du genou un corps arrondi qui, repoussé vers le haut, permet une flexion plus prononcée, mais non complète.
L’'Hydarthrose augmente les jours suivants à tel point que pendant quelques jours la perception du corps étranger devint impossible. Le 4, | Hydarthrose ayant partiellement diminuée le corpe étranger redevient perceptible ; le 5, le blessé décide de se faire hospitaliser, se présente à la consultation et entre à l’hôpital le surlendemain.
Examen : Genou de coloration normale sans augmentation de la chaleur locale (par comparaison avec le côté opposé).
Augmentation globale de volume du genou mais constatation difficile de l'Hydarthrose.
Après une longue recherche on peut palper le corps étranger, palpation difficile du fait de la mobilité de ce corps étranger.
Mais le genou étant en demi-flexion on perçoit un corps oblong à grand axe vertical situé à la partie antéro-interne du genou, paraissant de consistance ferme mais non dure. D'ailleurs aux dires du malade il aurait eu l'impression au début que la dureté de ce corps étranger était beaucoup plus ferme lors de sa première constatation.
L'examen local du genou ne révèle aucun point douloureux précis. On ne perçoit pas de fongosités. Au creux poplité, la palpation gênée par l’adiposité du malade ne décèle rien d’anormal pas plus qu’au niveau du pré-inguinal, ni rétro-crural. Aucun ganglion. L’examen radiographique ne révèle aucune altération du squelette ; le corps étranger est invisible.
Antécédents : En 1920, fracture de Dupuytren à la jambe droite à la suite d’un coup de pied. Depuis cette fracture le blessé dit ressentir fréquemment de la fatigue à cette jambe, avec parfois œdème malléolaire le soir.
Y a-t-il une relation entre cet accident et l’Hydar-
throse présentée actuellement par ce blessé ?
PEN Tr
Le 11 février. Schleich (mauvaise anesthésie chez un obèse). Arthrotomie (Lecène).
« Tout de suite on trouve une frange pédiculée grosse « comme un gros haricot, peut-être un peu violacée (pédicule « tordu). Ablation Synoviale un peu épaisse légèrement « frangée vers le paquet adipeux (petite résection) ménisque interne sain. Sutures crins perdus. »
Examen histologique : « Frange graisseuse un peu infa- « cie. Plages sanguines avec résorption des noyaux qui sont « à peine visibles. Pigments hématiques assez abondants »
(Dr L. Gaswe).
OBSERVATION XIH
Monsieur Gentil..., âgé de 22 ans, manœuvre ; entre le 11 octobre 1939, salle Maurice Reynaud, pour une Hydarthrose du genou gauche.
Le début de cette affection remonte à 7 ans, à cette période, subitement, sans aucun traumatisme, sans aucune cause apparente, le genou s’est mis à augmenter de volume. Augmentation de volume absolument indolore et ne gênant le malade dans sa marche que par suite de son volume assez considérable. La durée de cette première poussée d'Iydarthrose fut de 4 à 5 jours. Depuis, le malade voit se repéter presque tous les ans à la même époque des phénomènes analogues qui régressent sans laisser de traces. Tout au plus dans le courant de l’année le malade accuse-t-il quelques phénomènes douloureux dans le genou et dans le coup de pied.
En somme, aucune symptomatologie fonetionnelle nette; indolence absolue de cette Hydarthrose : gêne fonctionnelle insignifiante.
Examen : Articulation tendue à l'extrême, puis très vite sèche. Absolument normale ; pas de mouvements anormaux, pas d’épaississement synovial, pas de réaction gan-
Ti
glionnaire ; par contre, existe une atrophie musculaire notable. Il n’a pas été fait de ponction ; le liquide s'étant résorbé très vite.
L'examen radiographique du genou ne révèle aucune altération du squelette.
Devant cette Hydarthrose isolée, sans aucun antécédent traumatique même minime, sans aucun phénomène de blocage, on décide d'intervenir chirurgicalement.
Opération le 18 ociobre — Éther.
Arthrotomie interne, dès Pouverture de l’articulation, grosse hémorragie, il faut mettre une demi-douzaine de pinces pour en venir à bout. Quand on ouvre l’articulation plus largement, il coule du sang en très grande abondance ; est-ce du sang contenu ou le saignement des tranches synoviales ? C’est difficile à dire ; toute l’opération s’est passée dans le sang. Ménisque interne un peu ballant mais sain. Synoviale rouge avec quelques végétations polypeuses. . Paquet adipeux rétro-tendineux gros.
Le cul-de-sac synovial est incisé plus haut pour une bonne inspection et le vaste interne légèrement décollé. On voit alors sur le condyle interne du fémur des paquets veineux violets flexueux et turgescents qu’on aplatit facilement mais qui se regonflent tout de suite. Il s’agit d’un angiome.
Résection de la synoviale qui revêt la face interne du condyle interne. Hémorragie peu importante, mais très difficile à arrêter. L’angiome existe aussi bien sur le périoste mis à nu et saigne malgré les pinces difficiles à placer. Essai de Thermo, d’électro-coagulation — 0. Essai de frapper l'os avec un marteau — 0. Pour finir, exclusion autant que l’on peut de cette zone dépourvue de synoviale ; en surjetant les bords de la synoviale fémorale avec celle de la paroi articulaire et latéro-rotulienne, puis latéro-tibiale. Drain sur la zone cruentée. Pansement compressif. Radiothérapie Dr Mazrzer.
Examen histologique : Épaississement de la synoviale.
Pau