CACSBS HABITUELLES DES MISÈRES
11 ne suffit pas de soulager les misères, il faut en rechercher les causes ~ Elles sont accidentelles ou individuelles. — Les causes accidentelles échappent à l'intervention du libre arbitre. — Les causes individuelles lui sont subordonnées. — Il dépend de la volonté de les prévenir on de les modifier. — Causes accidentelles. — La maladie. — Les sinistres. — Les fléaux de tous genres. — La société prévoit ces cas et ménage des secours pour en adoucir l'effet. — Liberté de l'industrie.
— Concurrence. — Diminution de travail. — Chômages. — Des agglomérations industrielles. — Ouvriers permanents — Ouvriers rouleurs. — Influence fatale des causes individtiellee de la misère. •* Elles ont leur source habituelle dans les habitudes de cabaret. -- La flimille est abandonnée. — L'éducation première serait un frein puissant. — Les exemples
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des p«renU paralysent souvent l'effet de ses l«*çoos. — Multiplicité des cabarets. — Décret du 99 décembre ISftl sur la police des lieux publics.
— Le principe de la liberté de l'industrie ne saurait prévaloir en présence du nombre croissant de ces établissements. — La liberté n'est acquise qu'aux industries bonnétes. — La loi consacre des exceptions pour les Industries dangereuses matériellement. — Les industries dangereuses pour la morale derraient subir les mêmes exceptions. — Leur exercice illimité paralyse les efforts de Tadministration. — Statistique des cafés, cabarets et débits de boissons de Nevers et du département. — Proportion par habitant. — Par commune. — Fréquentation des cafés. — Dépense moyenne par individu. — Recette moyenne journalière de chaque établissement. — Recensement des liquides consommés annuellemeot dans les débits de Nevers. — Montant des sommes versées journellement et annuellement dans les débits. — On ne conteste pas cependant l'utilité relative de ces établissements. — Mais ils pourraient être diminués de moitié ssns inconvénient. — Statistique des cafés, cabarets et débits dans le» campagnes. — Fréquentation journalière.'— «Montant des sommes versées journellement et annuellement dans ces établissements.
— Avantages et bien-être que la moitié seulement de ces sommes procurerait aux familles. — Habitudes du lundi. — Capitaux qu'elles dérobent.
— Usage de Teau-de-vie. — De l'absinthe. — Maladies qui en dérivent.
— La multiplicité des cabarets est une tentation permanente. — L'ivresse conduit h la maison de prostitution. — Influence des foires sur la fréquentation des cabarets. ~ L'industrie de cabaretier est lucrative. — Chacun veut l'exercer. ~ Réclamation des conseils généraux — Renvoi par le Sénat au ministre de l'intérieur d'une pétition contre la multiplicité des cabarets. — Le cabaret conduit à la police correctionnelle et à la cour d'assises. — Mesures prises par le bureau de bienfaisance de Versailles. ^ Arrêtés du maire de Brest et du préfet du Nord contre les ivrognes.
— Du IfTiKonnage comme excitation à la débauche. — Du braconnier sans permis de chasse. ~ Du braconnier qui en est muni. — La loi du :) mai 1841 sur la chasse protége-t-elle suffisamment les individus contre l'entraînement de leurs passions ?— L'industrie du cabaret et les intérêts généraux. — Émigration des campagnes dans les villes. — L'appât du salaire les provoque. — Déceptions. ~ L'industrie de nourrice sur lieu pour les femmes rel&che les liens de la famille. — Industrie dos meneuses. •— Empoisonnement et échange d'enfants. — L'absence de la mèrç de famille est fatale à son mari et à ses enfants. — Influence des habitudes de luxe qu'elle a contractées. — De la fille-mère nourrice. — La préférence que certaines familles leur accorde est triste pour la morale.
— De l'affaiblissement du principe religieux. ~ La direction de l'instruction populaire tend à le fortifier. ~ Énumération des autres causes individuelles de la misère.— Du déclassement des positions. — M. Proudbon
combat cette opinion. — Ambition de paraître Luxe et misère. — Rôle
dévolu ù raulorité dans l'œuvre persévérante de moralisation. 147 à 215