‹ De l'atrophie optique consécutive aux blessures par baïonnette LebelChapitre 22 sur 24 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Section du nerf optique par baïonnette. Cécité unilatérale. (HuBsCE.)

Le 29 septembre 1853, Hussein, fils de Mehemet, soldat de la Garde du Sultan, entre à l’hôpital de Gulhoné. Au cours d’une manœuvre maladroite, il s'était planté la pointe de sa baïonnette au-dessous de la paupière inférieure droite jusqu’au niveau de la voûte orbitaire. Hémorragie abondante. Douleur.

Au bout d’un mois, les paupières se meuvent. La papille est dilatée, l'iris ne réagit pas. La vision est abolie complètement.

La baïonnette, après avoir traversé les segments, s’est frayée un chemin derrière l’œil en sectionnant le nerf optique et est parvenue jusqu’à la voûte orbitaire. La plaie extérieure s’est réunie par première intention.

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Conclusions

I. — Le baïonnette Lebel constitue un véritable stylet ou brochette qui, pénétrant profondément dans l’orbite, peut, sans léser le globe oculaire, sectionner le nerf optique et provoquer une cécité unilatérale.

IT. — Le mécanisme de la blessure du nerf optique est simple. Cet agent vulnérant glisse le long des parois orbitaires, blesse directement le nerf optique. C’est un instrument piquant, effilé, comme un fleuret démoucheté.

Nous pouvons rapporter quatre observations ayant trait à ces traumatismes, dont trois ont été recueillies dans le service de M. le Professeur Rollet.

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