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Fig. 46. — Obs. 16. — Dig, Courbes D et E,
Obs. 17. — Mme Fran. : Préparée pour hystérectomie (fibrome). Courbes À du 24 avril : rien à signaler. Intervention le 29 avril. Six heures après l'intervention (courbes B), la tension artérielle est plus élevée qu'avant, . l’indice un peu faible, le R. O. C. indifférent. Le 30 avril, lendemain de l'intervention, courbes C : la hausse de la tension s’est encore accentuée, et le R. ©. C. a plutôt
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Courbes À, B, C.
Fig. 47. — Obs. 17. — Fran...
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, Courbes D et E.
F1G.'48. — Obs. 17. — Fran.
va bien. À nouveau le 4 mai, cinquième jour après l’in-
tervention, la malade présente quelques troubles, pâleur, sueurs, et cette fois en plus un peu de ballonnement abdo-
ES MES et
minal (elle a eu pourtant ses gaz normalement le deu- xième jour). Les courbes D prises ce jour-là montrent
cependant des tracés normaux, avec toujours une ten-
dance sympathicotonique du R. O. C. Encore une fois
tout rentre dans l’ordre sans thérapeutique spéciale, el à son départ, le 17 mai, les courbes E sont absolument normales.
IV. — Discussion des résultats Ï X Quelle valeur est-on en droit d’attacher à cette mé-
thode de préparation pré-opératoire, étant donné les
observations que nous venons de rapporter ? La première série d'observations, celles que nous avons intitulées « expérimentales pures », — nous a montré de façon certaine, outre l’innocuité absolue de doses progressives et prolongées d’atropine, la réalité de son action «< hypoamphotonique » chez des sujets dont le système de la vie végétative est instable, — les observations 2 et 5 sont à cet égard les plus démonstratives. |
Les neuf observations suivantes, relatives aux malades ayant subi l’atropinisation en vue de l’inter-
vention, nous ont permis de constater la simplicité et
surtout la bénignité des suites opératoires chez ces malades, quelle que fût l'importance des manipula-
-tions chirurgicales. Quelques-unes de ces observations
appellent des remarques particulières.
L'observation 8 : chez un malade à tendance parasympathicotonique, nous avons fait, la veille de lPin-
tervention, seulement une injection « banale » d’un quart de mgr. d’atropine. Le malade a pu subir sans dommage immédiat l’intervention prévue, le lendemain, l’atropine ayant momentanément « coupé le circuit du vague >. Mais cette action de l’atropine n’est que passagère, et une semaine plus tard, Pinstabilité végétative se montrant à nouveau importante, nous avons décidé de pratiquer l’atropinisation, — la situation se rétablit rapidement et les courbes suivantes sont satisfaisantes.
L'observation 9, nous montre l’action de l’atropinisation progressive non seulement sur l'instabilité propre du système de la vie végétative, mais aussi sur la régularité du pouls et la constance des contractions cardiaques, — phénomènes d’ailleurs ressortissant également du contrôle du système nerveux de la vie végétative. |
L'observation suivante n° 10, illustre nettement le rôle de l’atropine : l'instabilité du système végétatif a été freinée avec succès, ce qui a permis l’intervention, — celle-ci d’ailleurs comportant d’assez gros délabrements anatomiques. Tout se passe bien, et l’on cesse l’atropine, puis brusquement, le douzième jour après l’intervention, le malade fait une syncope avec frissons, sueurs profuses et effondrement tensionnel, on recommence l’atropine et tout rentre dans l’ordre, non seulement au point de vue clinique, mais également au point de vue chiffres de tension et allure des courbes.
Les deux observations 14 et 15 font voir, au deuxiè-
me jour après l'intervention, le même phénomène d’un pincement de la différentielle avec indice oscillométrique faible, — sans traduction clinique d’ailleurs, l’atropine semble avoir limité les troubles au minimum, aussi bien en importance qu’en durée.
Un seul cas d’échec de l’atropinisation, c’est l’observation 12, nous pensons que la myocardite typhique qui avait laissé à cette malade un cœur « mou » constitue une contre-indication formelle de cette méthode. |
Quant aux deux observations « hors série >» que nous avons rapportées, elles nous montrent deux malades ayant une certaine instabilité du système végétatif dans le sens sympathicotonique cette fois. Nous nous sommes donc abstenu de faire de l’atropine. Cependant elles ont présenté quelques troubles, chez l’une cliniquement manifestés, chez l’autre, au contraire, silencieux et révélés seulement par lexamen des courbes, maïs dans les deux cas nous étions resté sans appréhension, et tout s’est effectivement bien arrangé, — alors qu'on sait la fréquente gravité de troubles semblables chez des malades parasympathicotoniques, non atropinisés.
Mais, ce sur quoi nous voulons surtout insister, c’est moins le fait même de ces neuf observations, que celui des cent cinquante ou deux cents autres malades opérés dans le service pendant la même période, chez qui le R.O.C. ayant été indifférent, nous avons conclu à une stabilité relative du système ner-