UNE UE
rs.
ou
Conclusions
Placé devant le problème de la maladie opératoire,
le chirurgien, anxieux des conséquences imprévisibles
et parfois tragiques de ses gestes qui veulent guérir, s’essaie à sonder le mystère du comportement de lorganisme dans les différentes circonstances où il se trouve appelé à le modifier par la violence opératoire. On peut affirmer en fait, que le problème de la maladie opératoire est un problème de physiologie et même plus, de biologie, c’est dans la mesure où on connaîtra plus intimement tout le fonctionnement de l'organisme, le détail du déterminisme qui enchaîne les uns aux autres tous les phénomènes de la vie, dans la mesure où on comprendra mieux comment agissent les régulateurs de cette entité mystérieuse et si mal définissable qu'est la vie, qu’on pourra prétendre limiter les dégâts de la maladie opératoire. De ces régulateurs, un des plus importants sans conteste, et celui qui paraît jouer un rôle des plus grands dans tout le déterminisme vital, est le système nerveux, — et en particulier la partie de ce système nerveux vouée au contrôle de notre vie végétative, ce système nerveux de la vie végétative que nous avons appelé plus haut, d’une façon imagée, la conscience cachée de nos
organes. Nous sommes absolument convaincus que c’est dans la connaissance plus sérieuse de ce système, que les chirurgiens trouveront les réponses aux questions qui leur sont posées, et en particulier au problème de la maladie opératoire. :
Convaincu de cette idée que linstabilité plus ou moins grande du système nerveux de la vie végétative pouvait, surtout si elle était dans le sens parasympathicotonique, déterminer certains troubles de la maladie opératoire, intrigué par ailleurs par cette notion d’hypoamphotonie du système nerveux de la vie végétative (traduisons moindre excitabilité) que Daniélopolu a obtenue par un emploi particulier de l’atropine, nous avons tenté de réaliser cette hypoamphotonie par latropine chez des malades dont le système nerveux de la vie végétative paraissait instable, pour voir si nous pouvions ainsi prévenir les troubles de la maladie opératoire. NS
Le test utilisé par nous pour apprécier linstabilité vago-sympathique fut le réflexe oculo-cardiaque, les résultats sont ceux que nous avons relatés dans les observations rapportées plus haut.
Nous avons le sentiment, quant à nous, d’avoir par l’atropine ainsi maniée, évité quelques ennuis graves, ou contribué au moins à minimiser certains accidents post-opératoires.
C’est pourquoi, — sans rien affirmer encore une fois, et ne voulant apporter ici, à défaut de preuves et de règle absolue, que des faisceaux de présomption en faveur d’une méthode, — nous pensons en con-
clusion que l'étude du système nerveux de la vie vé-
gétative doit être à la base des préoccupations du chirurgien, et que, en cas d’instabilité de ce système végétatif et en. particulier lorsque cette instabilité se
manifeste de façoh prédominante dans le sens parasympathicotonique, la méthode d’atropinisation progressive, selon Daniélopolu. réalisant une hypoamphotonie de ce système de la vie végétative, contri-.
paraît susceptible d'éviter certains troubles, de rédui-
re à son maximum cette rancon parfois tragique du
geste chirurgical, Ja HA opératoire. Ad Vu: Vu: :
Le DoYEN, Le PRÉSIDENT De LA Trèse,
TIFFENEAU. PSE BINET.
Vu et permis d'imprimer :
Le RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS,