‹ De l'échange et du louageChapitre 18 sur 110 · PREFACE. XX!X · texte numérisé non relu

PREFACE. XX!X

pensable du payenieul de cer. impôt; il était it^iiu directement envers le Gsc, sauf son recours contre ses colons (i;. Comme la capitation alla toujours en croissant à mesure que les désastres publics et les dilapidations administratives appauvrissaient le trésor, toute la rigueur de cet impôt cruel retombait en définiiive sur la classe la plus laborieuse et la plus utile pour l'agriculture. Ce l'ut une des causes les plus réelles delà décadence de la population agricole, et de cet abandon désolant et inouï de la propriété que j'ai signalé plus bas (2). Dans quelques provinces, le gouvernement fut loucbé de la détresse des laboureurs ; on le voit exempter de la capitation les colons de Thrace, d'illjrie et de l'église de Tliessalonique (5).

iVïais, du moins, les colons peuvent-ils acquérir et aliéner?

Acquérir, oui! Ils sont capables de posséder (4); ils jouissent personnellement de ce qu'ils acquièrent (5); leui' pécule augmente leur aisance, et les aide à supporter le fardeau des impôts; ils le transmettent à leurs enfants. Mais ils ne peuvent aliéner sans le consentement du maître (6), et sous ce rapport on peut dire qu'ils n'ont rien en propre et qu'ils acquièrent pour leur patron (7).

11 y a cependant une classe de colons privilégiés qui peuvent disposer librement de leurs biens : ce sont les individus libres devenus colons par la prescription de trente ans (8), et ceux qui sont nés du mariage d'un colon avec une femme libre ;9}. Mais comme le remarque Cujns, ce droit de propriété demeure vain dans la pratique (iOj ; témoin ces plaintes éloquentes de Salvien : « Or donc, les hommes libres » mis en fuite par les exacteurs ou par l'ennemi, et ne pou-

(1) L. 4. C. De Agricol., et Cujas sur celle loi. Novelle 144.

(3) L. I, C. De col. Thrac.

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