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Les capsules surrénales dans le rein pelvien restent en situation normale dans la région lombaire.La capsule du rein ectopié est parfois plus petite (K. Joseph), parfois plus grosse (Isaacs). Elle est souvent arrondie en forme de galette, ou allongée, ovalaire.
Dans un cas seulement (Müllerheim), on note un abaissement de la capsule surrénale, mais elle reste loin du rein.
Le rein du côté opposé est ordinairement normal, les modifications qu’il peut présenter sont rares et sans intérêt : 2 hiles (Northrup), 2 veines (Mayer), lobulation fœtale (K. Joseph), etc.
Ce rein est parfois plus gros que le rein ectopié (Martin, Karl, Joseph).
On a observé, dans plusieurs cas, des anomalies concomilantes plus ou moins importantes : elles se rapportent toujours aux catégories suivantes. | È … 1e Appareil génital. — Chez l’homme, on voit souvent l’atrophie du testicule, qui peut être complète, (Sutherland et Edington) ou incomplète (Naumann, Grüber).
On observe encore l’absence de la descente du testicule (R. Howden).
Dans ces cas on note également l’atrophie ou l’absence de canal déférent et de la vésicule séminale du même côté (Sutherland et Édington, Pacoud).
Chez la femme, on observe souvent la déviation de l’utérus et sa déformation. IL est refoulé du côté opposé(Wins, Müllerheim), allongé (Vidal). Mais, le plus souvent, il est inégalement bicorne (Luton) ou même unicorne (K. Joseph, Kûssmaul). L’ovaire et la trompe sont atrophiés (Küssmaul), ou manquent tous deux (Carrington, Vidal); parfois il y a un ovaire et pas de trompe (Luton). Dans le cas de Boinet, il y avait hernie inguinale de l'ovaire.
2 Appareil digestif. — Le rectum et PS iliaque sont déviés du côté opposé au rein (Wins, Rabot, Martin, K. Joseph, Heusinger, Hommel, Grüber, Friedlowsky, Durham, Mac-William,
EUooe
Martin Saint-Ange). Cette anomalie se rencontre avec une *
particulière fréquence dans les cas d’ectopie du rein gauche.
3° Squelette. — On observe parfois une déformation du rachis dans sa région inférieure (cyphose lombo-sacrée, cyphoscoliose) avec malformation du bassin qui peut devenir oblique ovalaire (Marchese). Marchese, Hûter veulent voir dans ces déformations squelettiques une cause prédisposante de l’ectopie. Cela nous paraît très peu vraisemblable ainsi que nous l’expliquerons au chapitre embryologie.
4 Système veineux abdomino-pelvien. — On a noté la persistance de la veine cardinale inférieure gauche (Meyer, K. Joseph) qui paraît nettement en relation avec l’ectopie du rein. Dans un cas de Meyer, la veine spermatique droite faisait défaut, et, dans un cas de Grüber, la veine hypogastrique gauche se jetait dans l’iliaque primitive droite.
Il est à peine besoin de mentionner l’estrophie vésicale, dans un cas de Rosenhaupt, avec absence d’organes génitaux
externes : il s’agissait alors d’une véritable monstruosité.
D. — Ectopie du rein en position lombaire haute.
Nous n’avons pu trouver que deux cas de cette anomalie, tous deux.du côté gauche.
Dans le cas de Waldeyer, le rein était refoulé au-dessus de la rate,ayant repoussé le diaphragme : il atteignait l’extrémité supérieure de la cinquième côte en avant et répondait en arrière à l’origine de la neuvième côte.
Dans le cas de Lacroix, le rein occupait la place de la rate, mais il y avait une large éventration de l’abdomen depuis l’appendice xyphoïde jusqu'à la symphyse pubienne : la rate elle-même était derrière l’estomac et la colonne vertébrale était convexe à gauche. Il s'agissait en somme dans ce second cas d’une véritable monstruosité.
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E. — Le rein ectopique croisé (Variété hélérolaltérale).
Le rein ectopique croisé a déjà été étudié récemment par Papin et Palazzoli qui ont réuni 10 cas de cette anomalie. Nous en avons trouvé 3 cas nouveaux, ceux de Hansemann, Kundrat et Meyer ; d'autre part Le cas de Sutherland et Edington a été classé avec les reins ectopiques droits pelviens. Ceci fait donc en tout 12 observations. Comme les 2 observations de Hansemann et de Kundrat sont dépourvues de tout détail, nous ne pouvons rien ajouter ici au travail de Papin et Palazzoli auquel nous empruntons la plupart des détails suivants :
1° Fréquence suivant le côté. — Sur 12 cas, le rein ectopique était situé à droite 9 fois (Weisbach, Schuhmacher, Rokitansky, Ghoshal, Brigidi, Kôhler, Graser, Heiner, Meyer). Il y avait donc eciopie du rein gauche. *
Dans 2 cas il était à gauche (Schûtz, Kundrat); c’était donc une ectopie du rein droit.
Enfin, dans le cas de Hansemann, il n’y avait pas d’indication de côté.
2° Fréquence suivant le sexe. — Dans 7 cas où le sexe est
indiqué, il s'agissait d’une femme (Rokitansky, Brigidi, Schütz, :
Kôhler, Schuhmacher, Ghoshal, Kundrat). Dans deux cas, il s'agissait d’un homme (Weisbach, Graser). Dans 3 cas le sexe n’est pas indiqué (Heiner, Hansemann, Meyer).
3° Rapports des reins entre eux. — Le rein normal est ordinairement en position normale et c’est le rein croisé qui vient se placer au-dessous de lui. Il peut être directement au-dessous, ou bien au-dessous et en dedans. Les deux reins peuvent se toucher par leurs pôles opposés. Ghoshal dit même que les deux reins étaient réunis par du tissu conjonctif. D'autres fois les reins sont séparés par un intervalle plus ou moins considérable : le rein inférieur reposant alors sur la symphyse sacro-iliaque ou étant mêmesitué dans le bassin. Il ne semble pas que le rein ectopique
vienne jamais se placer au-dessus du rein direct. Pourtant Ghoshal, dans son observation, dit que le rein supérieur est
= : . # le rein croisé. Rien ne le démontre; car, dans ce cas les deux
uretères débouchaient dans la vessie l’un au-dessus de l’autre et c’est le rein supérieur qui débouchait le plus haut. Il y a tout lieu de croire que c’est le rein direct dont l’uretère plus long a tiré en haut l’anglé du trigone (Papin et Palazzoli).
4° Forme des reins. — Le rein direct a, dans presque tous les cas, conservé sa forme (dans le cas de Kohler, il était seulement très pelil); son Aile est normal et regarde en dedans.
Le rein croisé est au contraire presque toujours très modifié. Le Aile est interne, par exception, dans le cas de Schühmacher, mais ordinairement, ii regarde directement en avant (Ghoshal, Schütz, Kundrat, Brigidi, ou directement en arrière (Kôhler, Rokitansky, Weisbach, Meyer).
La forme du rein est également modifiée ; il est ordinairement discoïde, aplati d'avant en arrière; dans le cas de Kôhler, le rein élait trilobé.
5° Mensuralions. — Elles ne sont pas toujours indiquées.
Dans la majorité des cas le rein ectopié est de plus petit volume (Weisbach, Brigidi). Le cas de Kôhler seul fait exception, le rein direct étant le plus petit.
6° Disposifion des urelères. — L’urelère du rein supérieur peut passer en dehors du rein inférieur, puis au-dessous de lui pour gagner le côté correspondant de la vessie(Rokitansky, Schümacher, Kündrat). Il peut aussi passer directement derrière le rein inférieur (Weïisbach, Ghoshal) sans qu’il en résulte de phénomènes de rétention.
L’urelère du rein inférieur est obligé de croiser la ligne médiane et de passer derrière le tractus intestinal (rectum ou anse sigmoïde) pour gagner le côté opposé de la vessie, Dans le cas de Schümacher, il y avait une disposition particulière de cet uretère qui décrivait un trajet en S.
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7° Disposition des vaisseaux.
a) Artères :
Sur 12 cas, la disposition des artères est indiquée 8 fois.
Le rein supérieur reçoit toujours ses artères de l'aorte.
L’artère était unique dans les cas de Schütz, Schümacher, Ghoshal, Brigidi, Meyer. Elle était double dans les cas de Weisbach et de Kôhler.
Pour le rein inférieur, la disposition est plus compliquée : dans 4 casil yavaitune seule artère venant de l’aorte(Ghoshal, Brigidi), de la bifurcation aortique (Schumacher) ou de liliaque primitive (Rokitansky).
Dans 3 cas, il y avait 2 artères venant toutes deux de l’aorte {Schütz, Meyer) ou bien, l’une de l’aorte, l’autre de l’iliaque primitive du côté où le rein s’est ectopié (K6hler).
Enfin dans le cas de Weisbach, le rein gauche ectopié a 3 artères dont l’une vient de l'aorte et les deux autres de l’'iliaque primitive droite.
b) Les veines sont plus rarement indiquées. Dans tous les cas, il n’y a qu’une seule veine pour le rein supérieur ; le rein inférieur n’a également qu’une veine, dans tous les cas sauf deux (Schütz et Brigidi).
La veine rénale va directement à la veine cave inférieure, sauf dans le cas de Rokitansky où elle va à la veine iliaque primitive du même côté. Dans l'observation de Schühmacher, la veine du rein ectopique décrit un trajet compliqué autour de l’aorte qu’elle cravate avant de gagner la veine cave inférieure.
Dans le cas de Brigidi, des deux veines, l’une va à la veine cave inférieure, l’autre à la veine utéro-ovarienne.
Enfin dans le cas de Schütz, il y a 3 veines pour le rein ectopié, l’une va à la spermatique gauche et à la veine rénale gauche: la terminaison des deux autres n’est pas indiquée.
8° Les capsules surrénales. — Naturellement, la capsule surrénale du rein normal ne chahge pas de situation: elle coiffe son pôle supérieur.