CHAPITRE VII
Pathogénie de l'ectopie sous-cutanée abdominale
Gette dernière observation est typique ; c’est sur —— ile que repose l'intérêt principal de la thèse; car < c’est elle qui nous permet principalement d'établir la variété d’ectopie que nous. nommerons. souscutanée abdominale.
ne En effet, ici. le testicule est bien en dehors de l'anneau. Il est placé bien en avant de l’aponévrose. ‘Une fois la peau incisée au bistouri,on arrive immé- diatement sur lui. Il est de plus parfaitement nor- mal, entouré de la vaginale.
Enfin, il est un point pour nous très important sur lequel nous tenons à attirer l'attention, que nous voulons mettre en relief : c'est l'existence de cette sorte de pont suspendu au-dessus de l’orifice des bourses; pont conjonctif assez résistant. Ce pont est percé à son centre et forme ainsi un diaphragme.
11 existe plu sieurs théories expliquant l'ectopie en
Cp pee général; les plus récents auteurs ont essayé de les appliquer à la variété qui nous occupe. Nous allons successivement les passer en revue et examiner si elles peuvent s'adapter à notre ectopie. Ce sont principalement des indices étiologiques que nous recueillerons. Nous verrons, nous pouvons déjà l’annoncer, que ces théories diverses sont inconciliables avec le cas qui nous occupe.
Godard et Curling Sont des autorités, toujours à invoquer quand il s’agit d'ectopie. Godard, en effet, a publié une série de travaux fort remarquables .sur les vices de migration du testicule. Il à contribué à vulgariser les idées de l'illustre chirurgien unter sur le gubernaculum testis. Aussi est-ce tout naturel qu'il ait voulu interpréter l’ectopie par le guwbernaculum Hunteri. N a songé, avec Curling, à un faisceau de ce gabernaculum anormalement inséré qui aurait empêché la glande d'arriver dans les bourses. Mais on na trouvé aucun indice anatomique de cette attache anormale.
Mais, pourrait-on objecter, les massages antérieurs à l’observation ont pu détruire ce feuillet.
Nous répondrons que c’est d’abord une hypothèse purement gratuite. La déchirure d'un de ces faisceaux aurait été incontestablement douloureuse ; or, jamais, dans le cas qui nous occupe, les massages n'ont été douloureux.
Les massages ont été interrompus six mois avant l'intervention et pendant ce temps-là des adhérences se seraient certainement réformées si les tissus ambiants avaient été traumatisés.
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Enfin le champ opératoire était absolument libre,
et en cherchant en tous points on n’a pu découvrir,
noter de brides cicatricielles, qu’on aurait certainement aperçues, si le guber DUR tests Hunleri avait été déchiré.
Gosselin, à Son tour, a proposé une explication. H disait que la paroi antérieure du trajet inguinal aurait été réellement affaiblie, que le testicule semblait sous-cutané en apparence, alors qu'en réalité, il était en ectopie inguinale interstitielle.
Mais il n'y à qu'à lire notre dernière observation pour se convaincre que cette théorie de Gosselin n’est pas valable pour notre cas.
On prenait le cordon, on le suivait et on le voyait s'engager dans l'orifice externe; en second lieu, il y avait une grande distance entre le testicule et
le trajet inguinal; enfin, la paroi abdominale mus-
culaire était forte, vigoureuse, résistante.
A la rigueur, l'observation IT, celle de Gruber, serait expliquée par cette théorie de Gosselin.
Curling, Monod, Terrillon insistent sur la pression d'un bandage herniaire etla déviation qui peut s’en suivre.
Mais ici cette hypothèse est réduite à néant: il n'a jamais été porté de bandage par notre petit malade.
Voici à notre avis (et nos idées à ce sujet sont partagées par MM. Delore et Leriche) quel a été le mécanisme de cette ectopie.
La migration du testicule chez cet enfant s’est faite très tard. Par quel vice de migration? Nous
= 38 — 3 l’ignorons. Elle s’est faite vers l’âge de 12 ans. Le testicule est arrivé dans le trajet inguinal qu'il à franchi; puis, normalement, est descendu jusqu'au ligament suspenseur de Sappey. Seulement la bourse correspondante était oblitérée par suite du retard de migration. Il s’est formé ainsi une sorte de « coalescence » entre les parties du scrotum et c’est de cette façon que s’est fermée l'entrée de la glande.
Pendant ce temps, il s’est formé un rétrécissement de l’orifice inguinal. On peut admettre l’'hypothèse d'un traumatisme, d’une légère orchite traumatique qui aurait fait accroître de volume la glande.
Cependant cettehypothèse est purement gratuite; il n'y à pas la moindre base clinique, @ fortiori anatomique. Que s'est-il alors passé? Le testicule ne pouvantrebrousser chemin s’estfrayé un passage entre dans le tissu cellulaire sous-cutané et l’aponévrose, et, à l’aide des contractions musculaires, est remonté jusqu’au point où nous l'avons trouvé.
Cette interprétation paraît logique. De plus elle est conforme à l’assertion de Jalaguier, Cet auteur insiste, en effet sur l’état rudimentaire du scrotum chez ses opérés et il dit que, dans gwatre cas, il a trouvé l’entrée des bourses fermée par une épaisse membrane fibro-élastique. Lui en faisait une dépendance de l'appareil suspenseur des bourses. Dans un Cas, 1l la perfora avec les ciseaux.
Dans l'observation de M. X. Delore, il en est de même. Et,pour nous, ce diaphragme conjonctif placé
ALES aa | ntrée. des bourses, obturant leur orifice, bar-
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dehors de son territoire, pour nous, dis-je, ce dianee Sie ss la raison d'être de rue
à ant la route au testicule, lui imposant de resteren
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