‹ De l'Édème Symptôme de l'insuffisance hépatiqueChapitre 5 sur 13 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Introduetion

Avant les travaux de Le Damany qui, le premier, en 1914, parla d’ « hépatites hydropigènes », les seuls œdèmes couramment admis étaient ceux d’origine rénale, cardiaque ou cachectique. Nous éliminons les œdèmes phlébitiques qui sont des œdèmes locaux, ainsi que tous les œdèmes d’origine mécanique ou inflammatoire.

L'étude clinique des œdèmes cardiaques ou brightiques peut être considérée comme à peu près complète. On en connaît même aujourd’hui la pathogénie et le traitement. Il n’en va point pareillement de l’œdème d’origine hépatique. Bien que ces œdèmes soient généralement acceptés. l’étude n’en est cependant qu’à peine ébauchée.

Si nous feuilletons les Manuels classiques de Pathologie Interne à l’article : « Maladie du Foie », nous y trouvons, il est vrai, des descriptions d’œdèmes, mais c’est d’un œdème mécanique qu’il s’agit, d’un œdème dit encore secondaire. Pour les uns, il serait dû à une oblitération partielle des vaisseaux portes d’où, par contre-coup, ralen-+ tissement de la circulation dans la veine cave inférieure. Pour les autres, il s’agirait d’une compression de la veine cave par une ascite trop volumineuse. De ces œdèmes

mécaniques nous ne parlerons pas,

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