‹ De l'Eden à MoiseChapitre 79 sur 79 · VII. — Tu ne voleras point · texte numérisé non relu

VII. — Tu ne voleras point

VIII. — Tu ne porteras pas faux témoignage contre ton prochain.

IX. — Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. X. — Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni aucune des choses qui lui appartiennent.

Telle est la base sur laquelle nous verrons, dans le volume suivant, s'élever la législation mosaïque tout entière.

Un jour, sur une autre montagne , non plus avec le fracas du tonnerre, mais avec la douceur de « la rosée qui tombe sur le gazon », la parole de Dieu

descendra une seconde fois sur la terre. Cette parole s'adressera non plus à un peuple, mais à tous les hommes. Ce ne sera point une révélation qui contredira la première, mais qui la complétera et en montrera le dernier terme. En huit articles, le vrai Médiateur entre l'homme et Dieu donnera la charte du nouveau royaume. Là où dominait la crainte dominera l'amour. Le cœur de l'homme n'aura pleine satisfaction que le jour où le Sermon sur la montagne deviendra le commentaire du décalogue ; où la charité et la justice, comme deux sœurs, s'embrasseront dans la paix et la miséricorde : Justifia et pax osculatse sunt.

La promulgation de la loi clôt l'ère patriarcale et ouvre une ère nouvelle en Israël : l'ère prophétique. Moïse est le dernier des patriarches et le premier des prophètes. Il a recueilli les traditions des ancêtres et vécu de leur vie ; avant de mourir, il annoncera le prophète par excellence, le Christ sauveur et législateur.

Après Moïse apparaîtront successivement aux yeux de nos lecteurs Débora, Anne, mère de Samuel, David , Elie , Elisée , Isaïe , Jérémie , Ezéchiel , Daniel et les autres prophètes , inondant d'une lumière toujours plus vive la figure encore lointaine du Messie.

Tous ces personnages , tous ces prophètes , se montrent tour à tour sur la scène animée de l'histoire juive.

On a tort, parce qu'on ne connaît pas cette histoire ou parce qu'on hi connaît mal, de ne pas lui

accorder le même intérêt qu'aux annales des Grecs et des Romains. Non seulement l'histoire sainte importe à tout chrétien qui tient à s'instruire, à se faire une idée vraie de sa religion , mais l'homme politique, le poète et l'historien, y puiseraient de grands enseignements et de hautes inspirations.

L'histoire d'Israël touche par de nombreux côtés à l'histoire de l'Egypte, de l'Assyrie, de la Perse, des Grecs, des Romains. C'est la seule qu'on bannisse de nos écoles, et pourtant c'est la dernière qu'il en faudrait exclure, si un siècle tout à l'industrie et à la matière tenait aussi à conserver le goût des arts, des lettres et d'une pure philosophie.

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